Une histoire à peine croyable en pleine guerre entre la Russie et l’Ukraine. Un soldat ukrainien a récemment retrouvé sa famille après avoir passé deux semaines à cohabiter dans un bunker avec… un soldat russe, rapporte The Guardian. Les faits remontent à fin février 2026.
Un bunker partagé
Vadym Lietunov, caporal de l’armée ukrainienne, tenait une position occupée avec un collègue depuis plusieurs semaines. « L’ennemi savait que nous étions là, il essayait de nous tuer », se souvient-il. Bombardé à plusieurs reprises, l’abri s’est finalement écroulé, tuant le camarade de ce soldat de 34 ans.
L’homme est alors parti en courant vers les lignes ukrainiennes avant de repérer une autre position fortifiée, un bunker devant lequel il s’est rendu. « J’ai commencé à crier, je pensais que mes gars étaient à l’intérieur, raconte-t-il. Je suis entré et j’ai vu un homme en uniforme pointant une arme automatique sur moi. […] Et ensuite j’ai entendu son accent. Il était russe. »
Une cohabitation forcée
Rapidement, le soldat ukrainien a compris qu’il était dans une position vulnérable. « Tu n’es pas des nôtres, n’est-ce pas ? Ne me tue pas, s’il te plaît », a-t-il déclaré à son ravisseur, qui lui a répondu qu’il ne tirerait pas sur un homme désarmé. C’est ainsi qu’a commencé une cohabitation étrange de deux semaines.
Les deux hommes ont appris à se connaître, le soldat ukrainien tentant d’identifier le profil psychologique de son « geôlier » pour le manipuler. « J’aurais pu m’enfuir, mais je ne l’ai pas fait donc il me faisait confiance », estime Vadym Lietunov. Il a progressivement réussi à convaincre le soldat russe qu’il avait tout intérêt à se rendre à l’armée ukrainienne.
Un sauvetage inespéré
L’étrange duo a finalement été secouru par les forces ukrainiennes après avoir reçu des vivres par drone. Le soldat ukrainien a retrouvé sa femme, son fils de 5 ans et sa mère qui avaient entre-temps été informés de sa très probable mort. « C’est un miracle, assure l’Ukrainien. Une chance sur un million, m’a-t-on dit. J’étais prisonnier. Mais au final, je suis sorti avec un prisonnier, dans l’autre sens du terme. C’est rare. » Le soldat russe, détenu dans des conditions acceptables, fera sûrement l’objet d’un échange de prisonniers entre les deux pays.



