Guerre en Ukraine : l'émissaire de Trump attendu à Moscou pour tenter un cessez-le-feu
Émissaire de Trump à Moscou pour un cessez-le-feu

Un émissaire de Trump en Russie pour tenter de mettre fin à la guerre

L'émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, est attendu en Russie en milieu de semaine, à quelques jours de l'expiration de l'ultimatum posé par le président américain à Vladimir Poutine pour qu'il arrête la guerre en Ukraine. La visite aura lieu « mercredi ou jeudi », a annoncé Donald Trump ce dimanche 3 août. Cette démarche intervient alors que les offensives russes se poursuivent et que les tensions entre Moscou et Washington s'intensifient.

Un ultimatum sous pression

Donald Trump a donné dix jours à la Russie, jusqu'au 9 août, pour mettre fin aux hostilités en Ukraine, sous peine de nouvelles sanctions. Le président américain a également évoqué la présence de sous-marins nucléaires dans la région, sans préciser leur type ni leur localisation exacte. Il a menacé d'imposer des droits de douane secondaires aux pays commerçant avec la Russie, comme la Chine et l'Inde. Trump a déclaré aux journalistes que le message de Witkoff à Moscou serait clair : « conclure un accord pour que les gens cessent d'être tués ».

Les combats se poursuivent

Malgré les pressions diplomatiques, l'armée russe continue ses attaques en Ukraine. Lundi matin, un homme a été tué et deux femmes blessées dans la région de Kherson. Dans la région de Dniepropetrovsk, des frappes de drones et d'artillerie ont fait trois blessés, dont un bébé de quatre mois dans un état grave. Le ministère russe de la Défense a annoncé avoir intercepté 61 drones ukrainiens dans la nuit de dimanche à lundi.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les positions de Moscou et Kiev

Vladimir Poutine a réaffirmé vendredi ses exigences pour une paix durable : la cession formelle de quatre régions ukrainiennes partiellement contrôlées par la Russie (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia, Kherson) ainsi que la Crimée annexée en 2014. Il exige également que Kiev renonce aux livraisons d'armes occidentales et à toute adhésion à l'OTAN. De son côté, l'Ukraine refuse ces conditions et demande le retrait total des troupes russes, des garanties de sécurité occidentales et la poursuite des livraisons d'armes. Le président Zelensky s'est dit prêt à rencontrer Poutine en personne, proposition écartée par le Kremlin.

Des représailles et des échanges de prisonniers

L'Ukraine a lancé dimanche une attaque par drone contre un dépôt pétrolier à Sotchi, provoquant un incendie. Kiev a annoncé son intention d'intensifier ses frappes aériennes en réponse aux attaques russes meurtrières. Parallèlement, Zelensky a déclaré que les deux parties préparent un échange de prisonniers qui permettrait à 1 200 soldats ukrainiens de rentrer chez eux, à la suite de pourparlers à Istanbul en juillet.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale