Le Premier ministre libanais a vivement dénoncé ce samedi la politique de la terre brûlée et de punition collective menée par Israël, après de nouvelles frappes aériennes israéliennes qui ont fait plusieurs victimes au Liban. Ces frappes, qui ont ciblé des localités du sud du Liban, sont les plus récentes d'une escalade de violence entre les deux pays.
Des frappes meurtrières
Selon des sources locales, les raids israéliens ont visé des zones résidentielles et agricoles, provoquant la mort d'au moins cinq civils, dont des enfants, et blessant une dizaine d'autres personnes. Les infrastructures civiles, notamment des écoles et des centres de santé, ont également été endommagées.
Réaction du gouvernement libanais
Le chef du gouvernement libanais a qualifié ces actes de "crimes de guerre" et a appelé la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à ce qu'il considère comme une agression systématique. Il a également souligné que son pays ne céderait pas face à la pression militaire et qu'il défendrait sa souveraineté par tous les moyens légaux.
"Israël mène une politique de terre brûlée, détruisant tout sur son passage, et applique une punition collective contre le peuple libanais. Cela doit cesser immédiatement", a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse à Beyrouth.
Escalade régionale
Ces frappes interviennent dans un contexte de tensions régionales accrues, avec des affrontements à la frontière israélo-libanaise qui se sont intensifiés ces dernières semaines. Le Hezbollah, allié du gouvernement libanais, a riposté par des tirs de roquettes vers le nord d'Israël, provoquant des alertes et des déplacements de population des deux côtés de la frontière.
Appels à la désescalade
Plusieurs pays, dont la France et les États-Unis, ont appelé à la retenue et à une désescalade immédiate. L'ONU a également exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration de la situation humanitaire dans la région. Des discussions diplomatiques sont en cours pour tenter de rétablir le cessez-le-feu.
Le Premier ministre libanais a réitéré son soutien à une solution diplomatique, mais a averti que son pays ne resterait pas les bras croisés face à ce qu'il appelle une "agression barbare". Il a également remercié les pays amis pour leur soutien et a appelé à une enquête internationale indépendante sur les frappes.
Conséquences humanitaires
Les frappes ont provoqué le déplacement de centaines de familles libanaises, qui cherchent refuge dans des écoles et des mosquées. Les hôpitaux locaux, déjà sous pression en raison de la crise économique, peinent à faire face à l'afflux de blessés. Des organisations humanitaires, dont la Croix-Rouge, ont lancé un appel d'urgence pour venir en aide aux populations touchées.
La communauté internationale est appelée à agir rapidement pour éviter une nouvelle catastrophe humanitaire dans une région déjà marquée par des années de conflit et d'instabilité.



