Les attaques iraniennes contre les pays du Golfe et la fermeture de multiples aéroports ont déclenché une ruée vers l’aviation privée, avec des vols chiffrés à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Un rapatriement réservé aux plus fortunés qui fait polémique.
Des tarifs qui s'envolent
La sécurité n’a pas de prix… Ou presque. Alors que les missiles strient le ciel des pays du Golfe, le coût des vols en jet privé explose. Pour cause : les frappes menées par l’Iran en représailles à une offensive israélo-américaine ont paralysé les aéroports régionaux et rapidement saturé le marché aérien privé régional, rapporte le Guardian. Face à la pénurie de vols commerciaux, les tarifs de l’aviation privée ont donc bondi.
Au départ de la capitale d’Oman, Mascate, un trajet vers Istanbul atteint 85 000 euros, soit le triple du prix usuel. Selon la société Vimana Private Jets, certains vols entre Riyad et l’Europe sont désormais facturés jusqu’à 300 000 euros. Les compagnies charters, à l’instar d’AlbaJet, confirment une disponibilité quasi nulle malgré des tarifs avoisinant les 90 000 euros pour rejoindre le continent européen.
Un rapatriement critiqué
Cet exode réservé aux plus fortunés vient alimenter les vives polémiques sur le rapatriement des ressortissants à travers le monde. En Italie, c’est ainsi le ministre de la Défense, Guido Crosetto, qui est au cœur d’une controverse après être rentré seul à bord d’un avion gouvernemental le 2 mars, laissant ses compatriotes bloqués sur place.
En France, l’attitude des influenceurs résidant aux Émirats cristallise les tensions, alors que 35 000 Français ont demandé un retour en France. Les appels à l’aide, comme celui de Maeva Ghennam exhortant l’État français à la protection, ont suscité des réactions acerbes sur les réseaux sociaux. Le youtubeur fitness Tibo InShape a notamment fustigé ces personnalités parties à Dubaï chercher une fiscalité avantageuse, mais sollicitant l’assistance nationale dès l’apparition d’un problème.
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