Israël suspend ses relations avec le secrétaire général de l'ONU après une liste noire
Israël suspend ses relations avec le chef de l'ONU

Israël a annoncé, ce jeudi 28 mai, la suspension de ses relations avec le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), António Guterres, après l'inscription de l'armée israélienne sur une liste noire des auteurs de violences sexuelles contre des enfants dans les conflits. Cette décision a été prise par le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, qui a qualifié cette inclusion de « honteuse » et « déconnectée de la réalité ».

Une réaction diplomatique immédiate

Dans un communiqué officiel, le ministère des Affaires étrangères israélien a déclaré : « Israël ne peut pas accepter une telle décision, qui est motivée par des considérations politiques et non par des faits. En conséquence, nous suspendons toute communication et toute coopération avec le secrétaire général de l'ONU et ses représentants. » Cette mesure concerne également les réunions et les échanges diplomatiques prévus dans les semaines à venir.

La liste noire, publiée annuellement par le bureau du secrétaire général de l'ONU, recense les parties à des conflits armés qui commettent des violences sexuelles contre des enfants. Pour la première fois, l'armée israélienne y figure, aux côtés de groupes comme le Hamas, le Hezbollah et d'autres milices. Le rapport de l'ONU cite des incidents survenus lors de l'opération israélienne à Gaza en 2024, mais Israël conteste fermement ces allégations.

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Des accusations rejetées par Israël

Le gouvernement israélien a rejeté les accusations, les qualifiant de « calomnies » et de « diffamation ». Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a déclaré : « Notre armée est l'une des plus morales au monde, et nous ne tolérons aucune violence sexuelle. Cette liste est un outil de propagande contre Israël. » De son côté, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a défendu la méthodologie du rapport, affirmant qu'il était basé sur des « informations vérifiées provenant de sources fiables ».

La décision israélienne a suscité des réactions contrastées. Les États-Unis, allié proche d'Israël, ont exprimé leur « préoccupation » et appelé au dialogue. L'Union européenne a rappelé l'importance de la coopération avec l'ONU. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont salué la publication du rapport, estimant qu'elle met en lumière des crimes souvent impunis.

Un précédent dans les relations Israël-ONU

Ce n'est pas la première fois qu'Israël entre en conflit avec l'ONU. En 2024, le pays avait déjà critiqué le Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour ce qu'il considère comme un « biais anti-israélien ». La suspension des relations avec le secrétaire général est une escalade sans précédent. Des analystes estiment qu'elle pourrait affaiblir la position d'Israël au sein de l'organisation internationale.

Le rapport de l'ONU inclut également d'autres acteurs, comme les groupes armés au Soudan, en République démocratique du Congo et en Syrie. Il appelle à la protection des enfants et à la responsabilisation des auteurs. L'ONU a exhorté Israël à coopérer pour enquêter sur les allégations, mais Jérusalem a jusqu'à présent refusé.

Cette crise diplomatique intervient alors que les tensions sont déjà vives au Moyen-Orient. La suspension des relations pourrait entraver les efforts de paix et de médiation menés par l'ONU dans la région. Les prochains jours seront décisifs pour l'avenir des relations entre Israël et l'organisation mondiale.

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