Des pourparlers entre Israël et le Liban sont prévus pour la mi-juillet à Rome, ont annoncé des sources diplomatiques lundi 7 juillet. Ces négociations, organisées sous l'égide des États-Unis et de la France, visent à trouver une solution au conflit frontalier qui oppose les deux pays depuis des décennies.
Un conflit frontalier ancien
Le différend porte principalement sur la zone des fermes de Chebaa et les collines de Kfarchouba, que le Liban revendique comme faisant partie de son territoire, mais qu'Israël occupe depuis 1967. Selon les Nations unies, cette zone n'est pas incluse dans le retrait israélien du sud du Liban en 2000. Le Hezbollah, allié de l'Iran, utilise régulièrement cette revendication pour justifier ses attaques contre Israël.
Des négociations sous médiation internationale
Les pourparlers de Rome interviennent après plusieurs mois de tensions accrues à la frontière israélo-libanaise. "Nous espérons que ces discussions permettront de désamorcer les tensions et d'ouvrir la voie à une résolution pacifique du conflit", a déclaré un responsable du département d'État américain sous couvert d'anonymat. La France, qui entretient des liens historiques avec le Liban, joue un rôle de facilitateur.
Un calendrier serré
Les négociations devraient durer plusieurs jours, avec des sessions prévues du 14 au 17 juillet. Les délégations seront dirigées par des hauts responsables militaires et diplomatiques des deux pays. Selon une source proche des discussions, les États-Unis et la France ont proposé un plan en plusieurs étapes, incluant un cessez-le-feu immédiat, le retrait des forces armées des zones contestées, et la mise en place d'un mécanisme de surveillance conjoint.
Des enjeux régionaux
Ce conflit frontalier est également lié à d'autres tensions régionales, notamment la guerre civile en Syrie et l'influence de l'Iran. Le Hezbollah, qui contrôle de larges pans du sud du Liban, est considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis et Israël. Selon des analystes, une résolution de ce différend pourrait affaiblir la position du Hezbollah et réduire les risques d'un conflit plus large.
Les pourparlers de Rome interviennent alors que l'ONU a renouvelé le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) jusqu'en août 2026. La FINUL, déployée le long de la frontière israélo-libanaise, compte environ 10 000 soldats.



