Coupe du monde 2026 : l'Iran menacé, l'Italie rêve d'un repêchage
Iran menacé, Italie rêve de repêchage pour le Mondial 2026

Dans un mois et demi, la Coupe du monde 2026 sera officiellement lancée aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Pour la première fois, ce mondial se jouera à 48 sélections, mais la ligne de départ pourrait encore changer. La question de la présence de l’Iran est encore incertaine, depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.

L'Iran veut jouer au Mexique ou au Canada

La sélection iranienne a déjà demandé à la Fifa de décaler ses trois matchs, prévus sur le sol américain, pour les disputer au Mexique ou au Canada. Mais cette réclamation a été refusée, et l’Iran doit se préparer en conséquence à jouer ses rencontres à Los Angeles et Seattle.

« L’équipe iranienne viendra, c’est certain », a affirmé Gianni Infantino, afin de rassurer la « Team Melli ». Mais d’autres ne sont pas de cet avis et ont des idées derrière la tête. Dans le casting impressionnant prévu cet été, une grande sélection manque tout de même à l’appel : l’Italie. Pour la troisième fois de suite, la Squadra Azzurra a échoué dans l’épreuve des barrages, afin de se qualifier au mondial. Après la Suède en 2017, la Macédoine du Nord en 2022, c’est la Bosnie qui a barré la route aux quadruples champions du monde.

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Une idée soufflée par un proche de Trump

Pour autant, les Italiens ont de sérieux soutiens pour intégrer la Coupe du monde au dernier moment. Selon le Financial Times, Paolo Zampolli, émissaire spécial et proche de Donald Trump, aurait soufflé l’idée au président des États-Unis que le remplacement de l’Iran par l’Italie serait la meilleure solution. « Je confirme avoir suggéré à Trump et à Infantino que l’Italie remplace l’Iran à la Coupe du monde. Je suis Italien et ce serait un rêve de voir les Azzurri participer à un tournoi organisé aux États-Unis. Avec quatre titres, ils ont le palmarès qui justifie leur présence. »

L’homme d’affaires a notamment pris cette initiative pour améliorer les relations entre le gouvernement américain et celui de Giorgia Meloni. La nomination du pape Léon XIV et ses critiques envers Donald Trump ont provoqué des remous entre Washington et Rome.

Quel critère pour un repêchage ?

Sur quel critère s’appuie Paolo Zampolli ? Seul le classement Fifa pourrait permettre à l’Italie de se qualifier par la toute petite porte. La Squadra Azzurra figure en très bonne posture, à la douzième place. Mais rien ne garantit que la Fifa cède à cette demande improvisée, surtout que les représentants du sport italien eux-mêmes sont contre ce laissez-passer.

« Premièrement, je ne pense même pas que cela soit possible. Deuxièmement, je me sentirais offensé. Aller à la Coupe du monde, cela se mérite », a ainsi déclaré Luciano Buonfiglio, le président du comité national olympique italien.

La ministre des Sports italienne contre

Même son de cloche pour Andrea Abodi, la ministre des Sports et de la Jeunesse du gouvernement de Giorgia Meloni : « Un repêchage pour l’Italie en Coupe du monde ? Ce n’est pas approprié, on se qualifie sur le terrain. » De plus, l’Italie a tout changé après sa nouvelle débâcle de mars dernier, avec les démissions de son sélectionneur Gennaro Gattuso et du président de sa fédération Gabriele Gravina. Dans le cas où l’Iran devrait déclarer forfait, la solution la plus probable serait son remplacement par la première nation asiatique au classement Fifa, à savoir les Émirats arabes unis.

Précédent historique : le Danemark en 1992

Des changements de dernière minute se sont déjà produits dans l’histoire des grandes compétitions. En 1992, la Yougoslavie doit déclarer forfait au Championnat d’Europe organisé en Suède, en raison du déclenchement de la guerre quelques mois plus tôt dans les Balkans. Le Danemark, deuxième du groupe de qualification derrière les Yougoslaves, avait été repêché en urgence. Les coéquipiers de Peter Schmeichel avaient réussi l’un des exploits les plus invraisemblables du football, en remportant cet Euro 1992.

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L'Iran espère une quiétude relative

Présente dans le groupe G en compagnie de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande, la délégation iranienne espère disputer sa Coupe du monde dans une certaine quiétude. La problématique des visas pour l’ensemble de la sélection (joueurs, staff, membres de la fédération et journalistes) pose encore question. En mars dernier, sur son réseau Truth Social, Donald Trump avait même déconseillé aux Iraniens de venir à la Coupe du monde.

« L’équipe nationale d’Iran est la bienvenue à la Coupe du monde mais je ne pense vraiment pas que la présence (des joueurs) soit appropriée, pour leur propre vie et sécurité. » Il reste désormais 48 jours à la Fifa et à l’organisation du mondial pour régler cette question épineuse et accueillir les Iraniens, qui ont leur camp de base dans l’Arizona, du côté de Tucson.