Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, fils d'Ali Khamenei, refuse catégoriquement de transférer hors d'Iran le stock d'uranium hautement enrichi, selon des sources proches du pouvoir. Cette décision marque un durcissement de la position de Téhéran face à l'une des principales exigences de Washington, qui réclame que ce stock de 440 kg d'uranium à 60 % soit transféré hors du pays.
Une directive claire du guide suprême
Selon deux sources iraniennes haut placées interrogées par Reuters, la directive du guide suprême est sans équivoque : le stock d'uranium enrichi ne doit pas quitter le pays. "La directive du guide suprême, et le consensus au sein de la direction du pays, est que le stock d'uranium enrichi ne doit pas quitter le pays", a déclaré l'une des sources souhaitant rester anonyme. Transférer l'uranium hors d'Iran rendrait le pays plus vulnérable face à de nouvelles attaques des États-Unis et d'Israël, estime-t-on dans les cercles du pouvoir.
Les réactions internationales
Selon des responsables israéliens, le président américain Donald Trump a assuré à Israël que ce stock serait transféré hors d'Iran. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déjà prévenu qu'il ne jugerait pas la guerre terminée tant que l'Iran conserverait cet uranium hautement enrichi. Cette position iranienne risque de compliquer les négociations de paix.
Une médiation pakistanaise en cours
Le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, décidera dans la journée s'il se rend à Téhéran dans le cadre de la médiation, alors que l'agence iranienne Isna assure qu'il se rendra dans la capitale iranienne. Le ministre pakistanais de l'Intérieur était mercredi à Téhéran. "Nous sommes en contact avec tous les groupes en Iran afin de fluidifier la communication et d'accélérer les choses", a déclaré l'une des sources. "L'impatience de Trump est préoccupante, mais nous travaillons à optimiser le rythme de transmission des messages de part et d'autre", a-t-elle ajouté.
Un cessez-le-feu fragile
Six semaines après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile, les pourparlers visant à mettre fin à la guerre n'ont guère progressé, tandis que la flambée des prix du pétrole suscite des inquiétudes quant à l'inflation et à son impact sur l'économie mondiale. La décision de Mojtaba Khamenei, qui n'a toujours pas été aperçu en public depuis le début du conflit, pourrait encore compliquer les efforts de paix.



