Iran accepte le retour des inspecteurs de l'AIEA, selon Vance
Iran accepte le retour des inspecteurs de l'AIEA

Le vice-président américain J.D. Vance a déclaré ce lundi que l'Iran a accepté le retour des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur son territoire. Cette annonce, faite lors d'une conférence de presse à Washington, marque une étape significative dans les négociations sur le programme nucléaire iranien.

Une concession majeure de Téhéran

Selon Vance, cette décision fait suite à des discussions intensives menées par les États-Unis et leurs alliés. "L'Iran a accepté de permettre aux inspecteurs de l'AIEA d'accéder à ses sites nucléaires, une demande que nous formulions depuis des mois", a-t-il affirmé. Cette concession intervient après des mois de tensions et de menaces de sanctions accrues de la part de Washington.

Les inspecteurs de l'AIEA avaient été contraints de quitter l'Iran en 2023 après que Téhéran eut cessé de coopérer avec l'agence onusienne. Leur retour permettra de vérifier la nature du programme nucléaire iranien, que les Occidentaux soupçonnent d'avoir des visées militaires, ce que Téhéran dément.

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Réactions internationales

L'Union européenne a salué cette annonce, la qualifiant de "pas dans la bonne direction". Le haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a déclaré : "Nous espérons que cela ouvrira la voie à un accord global sur le nucléaire iranien."

De son côté, Israël a exprimé son scepticisme. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a rappelé que "l'Iran a déjà violé ses engagements par le passé" et que "seul un contrôle strict et continu pourra garantir la nature pacifique de son programme".

Détails de l'accord

Selon des sources diplomatiques, l'accord prévoit le retour des inspecteurs dans un délai de deux semaines. Ils auront accès à l'ensemble des sites nucléaires déclarés, ainsi qu'à certains sites non déclarés, après un préavis de 24 heures. En contrepartie, les États-Unis s'engagent à ne pas imposer de nouvelles sanctions liées au nucléaire pendant une période de six mois.

L'AIEA a confirmé avoir été informée de cette décision et a indiqué qu'elle préparait le déploiement de ses équipes. Le directeur général de l'agence, Rafael Grossi, a déclaré : "Nous sommes prêts à reprendre nos activités de vérification dès que possible."

Impact sur les marchés

Cette annonce a eu un impact immédiat sur les marchés pétroliers. Le prix du baril de pétrole brut a chuté de 3 % en séance, les investisseurs anticipant une possible levée des sanctions sur les exportations iraniennes. L'Iran possède l'une des plus grandes réserves de pétrole au monde et pourrait augmenter sa production de 1,5 million de barils par jour en cas de levée des sanctions.

Cependant, des analystes restent prudents, estimant que les négociations pour un accord plus large pourraient encore prendre des mois. "C'est un signe positif, mais le chemin est encore long", a commenté un expert de l'Institut international d'études stratégiques.

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