Dans un message diffusé ce mardi, le chef du Hezbollah libanais Naïm Qassem a déclaré que la question du désarmement de sa formation, exigée par Israël, ne faisait pas partie des « négociations avec l’ennemi ». Il a également promis de transformer la bataille avec l’armée israélienne « en enfer ».
Une position intransigeante
« Les armes et la Résistance ne concernent personne hors du Liban… c’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi », a affirmé Naïm Qassem dans son message aux combattants du groupe pro-iranien. Il a ajouté : « Nous ne nous rendrons pas et transformerons la bataille en enfer pour Israël. »
Ces déclarations surviennent alors que le Liban et Israël doivent tenir une nouvelle session de négociations à Washington jeudi. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, refuse de désarmer malgré les pressions internationales.
Un bilan humain lourd
Le nouveau bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s’élève à 2 869 morts depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars. Ce mardi, l’Agence nationale d’information libanaise a annoncé la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.
Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes. Le mouvement pro-iranien a revendiqué lundi au moins 20 attaques contre des cibles militaires dans le sud du Liban, dont des bulldozers.
Un contexte régional tendu
Cette escalade intervient dans un contexte de tensions régionales accrues. Par ailleurs, des actes anti-chrétiens se multiplient en Israël, un rapport israélien accuse le Hamas de violences sexuelles « systématiques » lors des attaques du 7 Octobre, et l’Union européenne a sanctionné des colons violents envers les Palestiniens, une décision qualifiée d’« arbitraire » et « politique » par Israël.



