Depuis qu’Israël subit les frappes en riposte de l’Iran, nulle grande vague de départs n’est pour l’instant observée parmi les ressortissants français ou binationaux. Cependant, un avion de transport militaire s’est posé mardi matin à l’aéroport Ben-Gourion à Tel-Aviv pour acheminer vers Chypre des personnes vulnérables ou souhaitant quitter Israël, comme l’a confirmé l’état-major français des armées.
Une situation complexe sur place
« La situation là-bas est compliquée, il y a au moins trois alertes par nuit, sans compter celles de la journée. Mais la majorité des gens veulent rester sur place, ils ne veulent pas partir et laisser les autres se débrouiller. Il y a cette forme de résilience et de responsabilité », explique Perla Danan, présidente du Conseil représentatif des institutions juives de France pour le Languedoc-Roussillon, jointe depuis Montpellier.
Deux solutions pour rentrer
Certains, pour diverses raisons, envisagent néanmoins un retour. De nombreux pays du Moyen-Orient ayant fermé leurs espaces aériens pour les vols civils, deux solutions subsistent :
- La voie des airs à bord d’appareils militaires.
- « Le système D », comme le nomme Perla Danan.
Elle précise : « Des gens bloqués là-bas et qui veulent ou doivent revenir, j’en connais. Certains prennent des petits rafiots pour rejoindre Chypre par exemple. Ou, comme le fait en ce moment une amie à moi, d’autres prennent un bus jusqu’à Amman en Jordanie, puis rallient Le Caire en avion, où elle attend un autre vol pour Lyon avant de venir à Montpellier. »
Pas d’exode massif
« On ne constate pas d’exode de la population, c’est au cas par cas. Je viens encore de proposer à une amie de venir à la maison, à Montpellier, le temps que ça passe. Elle m’a dit : “Non, je reste” », conclut la présidente régionale du Crif.



