Un sommet sans l'Ukraine
Le 15 août 2025, une rencontre décisive entre Donald Trump et Vladimir Poutine est prévue en Alaska pour discuter des modalités de la fin de la guerre en Ukraine. Selon les informations disponibles, le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne participera pas à ces pourparlers. Donald Trump a évoqué des échanges de territoires, mais les intentions exactes de Moscou restent floues.
Les convoitises russes
Le Kremlin vise l'annexion définitive de quatre régions ukrainiennes : Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson, en plus de la Crimée, annexée en 2014. Selon des fuites de la presse polonaise reprises par BFMTV, ces territoires pourraient être cédés à la Russie pour une durée de 49 à 99 ans. Par ailleurs, Moscou exige que l'Ukraine renonce à toute livraison d'armes et à toute adhésion à l'OTAN.
Les demandes ukrainiennes
De son côté, l'Ukraine ne revendique aucun territoire, à l'exception de la Crimée. Elle demande avant tout un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes. Kiev souhaite également des garanties de sécurité internationales, notamment le déploiement d'un contingent européen (français, britannique, etc.) pour prévenir une reprise des hostilités. Volodymyr Zelensky a déclaré que les concessions ne dissuaderaient pas Vladimir Poutine de poursuivre la guerre.
Une opposition ferme aux échanges de territoires
Le président ukrainien a réaffirmé son opposition à tout échange de territoires : « La Russie refuse d'arrêter les massacres et ne doit donc pas recevoir de récompenses ou d'avantages. Ce n'est pas seulement une position morale, c'est une position rationnelle. Les concessions ne persuadent pas un tueur. » Il a également insisté sur le fait que toute décision prise sans l'Ukraine serait contraire à la paix.
Un scénario alarmant pour Kiev
Si les négociations aboutissaient sur la base des exigences russes, l'Ukraine perdrait définitivement une partie significative de son territoire, verrait sa souveraineté limitée et serait privée de toute perspective d'adhésion à l'OTAN. Les discussions en Alaska pourraient ainsi redessiner les frontières de l'Europe sans que le principal intéressé n'ait voix au chapitre.



