Le président Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale consacré à la situation en Iran et au Moyen-Orient, a annoncé l'Élysée ce mardi 17 mars. Cette réunion, qui se tiendra dans l'après-midi, intervient au 18e jour du conflit qui embrase la région.
Une pression américaine sur la France
Ce conseil de défense réunit les ministres et responsables chargés des questions de sécurité. Il se déroule alors que Donald Trump fait pression sur la France pour qu'elle réponde favorablement à sa demande d'aide pour la sécurisation du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique.
La France propose des discussions directes
Paris a proposé de faciliter des discussions directes entre le Liban et Israël afin de stopper l'escalade entre l'armée israélienne et le mouvement Hezbollah. Le président israélien Isaac Herzog a salué l'implication de la France et appelé les pays européens à soutenir tout effort visant à éradiquer le Hezbollah, allié de l'Iran.
Le contexte du conflit
Pour rappel, le Liban a été entraîné dans la guerre lorsque le Hezbollah a attaqué Israël le 2 mars pour venger l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué deux jours plus tôt par une frappe israélienne à Téhéran. Depuis, la région est sous les bombes.
Les bombardements se poursuivent
Israël a poursuivi ses bombardements sur Téhéran et contre le Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. L'Iran a mené de nouvelles attaques en direction d'Israël, démontrant sa capacité à lancer des missiles à longue portée malgré les bombardements israélo-américains. Parallèlement, une attaque aux drones a visé l'ambassade des États-Unis à Bagdad et un site pétrolier aux Émirats arabes unis.
Des conséquences humanitaires graves
Selon les autorités libanaises, près d'un million de personnes ont été déplacées. Le gouvernement israélien a prévenu que ce déplacement forcé ne prendrait pas fin tant que la sécurité des citoyens israéliens ne serait pas assurée, laissant entrevoir une occupation du Liban sans précédent depuis 2006.
Emmanuel Macron a appelé samedi Israël à accepter des discussions directes avec l'exécutif libanais et toutes les composantes du Liban, qu'il s'est dit prêt à faciliter en les accueillant à Paris, afin d'empêcher que le Liban ne sombre dans le chaos.



