Deux frappes israéliennes ont causé la mort de sept personnes ce mardi dans la bande de Gaza, selon des sources hospitalières palestiniennes. L'armée israélienne affirme avoir ciblé un membre du Hamas dans l'une des attaques.
Première frappe à Al-Maghazi
La Défense civile, organisation de premiers secours sous l'autorité du Hamas, a rapporté : « Cinq martyrs et plusieurs blessés ont été transférés à l'hôpital après une frappe de drone israélien ayant visé un groupe de civils à l'est d'Al-Maghazi. » L'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa de Deir el-Balah, dans le centre de Gaza, a confirmé avoir reçu cinq corps. L'armée israélienne, interrogée par l'AFP, a indiqué examiner ces déclarations.
Témoignage d'un habitant
Un témoin contacté par l'AFP a décrit la scène : « Un groupe d'hommes armés se sont infiltrés dans la partie orientale du camp d'Al-Maghazi ce matin et ont pénétré dans une maison, avant que des habitants ne s'en rendent compte et aillent les affronter, utilisant pour certains des pierres et des bâtons. Un drone israélien les a ensuite visés et les hommes armés ont fui en direction de la zone contrôlée par Israël à l'est. »
Seconde frappe à Khan Younès
L'hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud du territoire, a indiqué avoir recueilli deux dépouilles après que l'armée israélienne a « visé un véhicule » dans cette ville, près d'un rond-point du quartier d'al-Bouraq. Un porte-parole militaire a déclaré à l'AFP que l'armée avait « ciblé un terroriste du Hamas ».
Cessez-le-feu menacé
Israël et le mouvement islamiste palestinien s'accusent mutuellement de violer quasi quotidiennement le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, après deux ans d'une guerre dévastatrice. Selon le ministère de la Santé de Gaza, sous autorité du Hamas, au moins 906 Palestiniens ont été tués depuis cette date. Ces chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs durant la même période. Les restrictions médiatiques et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier indépendamment le nombre de victimes ou de couvrir librement les hostilités.



