Elizaveta Krivonogikh, présumée fille illégitime de Vladimir Poutine, a été localisée à Paris où elle occupe un poste en alternance dans une galerie d'art depuis octobre 2024. C'est ce que révèle une enquête conjointe de la cellule investigation de Radio France et du média russophone Meduza. La jeune femme de 22 ans, qui utilise le pseudonyme Luiza Rozova sur les réseaux sociaux, résiderait toujours en France et aurait été aperçue lors d'un vernissage dans la capitale.
Un contrat d'alternance dans une galerie engagée
Selon les informations recueillies, Elizaveta Krivonogikh est employée par Galerie L, une association à but non lucratif située dans le XXe arrondissement de Paris et à Montreuil. Cette structure expose des artistes russes et ukrainiens opposés à la guerre. Le Figaro a confirmé son embauche auprès de son employeur. Alexandre Vichnevski, cofondateur de la galerie, explique : "Elle travaille pour nous depuis octobre dernier pour une durée de deux ans, sous un contrat d'alternance. Elle participe à l'organisation des expositions, prépare les biographies des artistes et les photos de leurs œuvres pour éditer les catalogues ensuite."
Une révélation publique par une opposante russe
C'est Nastya Rodionova, réfugiée politique russe et opposante déclarée au régime de Vladimir Poutine, qui a révélé publiquement la présence d'Elizaveta Krivonogikh dans cette galerie, via une publication sur Facebook. Elle indique avoir appris son identité par des connaissances, avant de la reconnaître lors d'un événement artistique. "J'ai appris que la prétendue fille illégitime de Poutine travaillait dans cette galerie par des connaissances éloignées. Elle était chargée de filmer un reportage sur l'événement", déclare-t-elle.
La principale intéressée dément
L'information a surpris les fondateurs de la galerie. Alexandre Vichnevski affirme qu'ils ignoraient tout des rumeurs entourant leur alternante. Une discussion a eu lieu avec elle après la révélation de Rodionova : "Quand nous lui avons demandé si elle était la fille de Poutine, elle nous a assuré que ce n'était pas le cas." Le nom figurant sur ses papiers d'identité serait "Elizaveta Roudnova", et elle utilise le diminutif "Liza", courant en Russie. Vichnevski, qui échange avec elle en russe, précise : "Elle n'a jamais fait de commentaire sur la situation politique. Comme quoi, si elle est vraiment la fille de Poutine, cela prouve qu'elle n'est pas obligée d'avoir les mêmes idées."



