Colombie : les dissidents des Farc ensanglantent la campagne présidentielle
Dissidents des Farc: violence en pleine campagne colombienne

À l'approche de l'élection présidentielle en Colombie, les dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) intensifient leurs actions violentes, ensanglantant la campagne électorale. Depuis le début de l'année, plusieurs attaques meurtrières ont été perpétrées, notamment dans les régions rurales où ces groupes armés conservent une influence significative.

Une recrudescence de la violence

Les dissidents des Farc, qui ont refusé de déposer les armes après l'accord de paix de 2016, profitent de la période électorale pour affirmer leur présence. Selon les autorités, ces groupes cherchent à déstabiliser le processus démocratique et à faire pression sur les candidats. Les attaques visent principalement les forces de sécurité, les infrastructures électorales et les civils.

Le mois dernier, une attaque à la voiture piégée dans la ville de Tumaco a fait six morts et une vingtaine de blessés. Les autorités ont imputé cet acte aux dissidents des Farc. Plus récemment, des combats entre l'armée et ces groupes ont éclaté dans le département du Cauca, faisant plusieurs victimes.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Conséquences sur la campagne

Cette violence a des répercussions directes sur la campagne présidentielle. Plusieurs candidats ont dû annuler des meetings dans les zones à risque, tandis que d'autres renforcent leur discours sécuritaire. Le président sortant, Ivan Duque, a condamné ces actes et promis de rétablir l'ordre. De son côté, le candidat de gauche Gustavo Petro, ancien guérillero, appelle à un dialogue avec les dissidents pour mettre fin au conflit.

La situation humanitaire se dégrade également. Selon les organisations locales, plus de 10 000 personnes ont été déplacées par les affrontements ces derniers mois. Les populations rurales, prises entre les feux de l'armée et des groupes armés, vivent dans la peur constante.

Réactions internationales

La communauté internationale suit de près la situation. Les États-Unis, principal allié de la Colombie, ont offert leur soutien au gouvernement colombien dans la lutte contre ces groupes. L'ONU, par la voix de son secrétaire général, a appelé à la retenue et au respect du processus électoral. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme dénoncent les violences et exhortent les autorités à protéger les civils.

Alors que le premier tour de l'élection présidentielle est prévu pour le 29 mai, les dissidents des Farc semblent déterminés à perturber le scrutin. Les autorités colombiennes redoublent d'efforts pour sécuriser les bureaux de vote, mais la menace reste élevée. L'issue de cette élection, dans un contexte de violence, est plus incertaine que jamais.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale