Birmanie : explosion meurtrière dans une zone rebelle, des dizaines de morts
Birmanie : explosion meurtrière dans une zone rebelle

Une explosion d'une grande violence a secoué une zone tenue par les rebelles dans l'est de la Birmanie, faisant au moins plusieurs dizaines de morts et de nombreux blessés, ont rapporté ce dimanche des sources locales et des groupes de défense des droits humains.

Circonstances encore floues

L'incident s'est produit samedi soir dans la région de Kayah, un État frontalier de la Thaïlande où l'armée birmane affronte régulièrement des groupes armés ethniques. Selon les premiers témoignages, une explosion soudaine a soufflé plusieurs bâtiments, provoquant un incendie qui s'est propagé rapidement. Les secours, entravés par l'insécurité, ont mis des heures à atteindre les lieux.

Bilan provisoire

Les autorités rebelles ont fait état d'au moins 45 morts et d'une centaine de blessés, un bilan qui pourrait s'alourdir. De nombreuses personnes sont toujours portées disparues. Les hôpitaux de la région, déjà sous-équipés, sont débordés.

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L'armée birmane, qui combat les rebelles depuis le coup d'État de 2021, a nié toute implication dans cette explosion. De son côté, l'opposition accuse les forces gouvernementales d'avoir mené une frappe aérienne ou utilisé des explosifs. Aucune revendication n'a été émise pour l'instant.

Réactions internationales

L'ONU a appelé à une enquête indépendante et transparente pour faire la lumière sur ce drame. Les États-Unis et l'Union européenne ont condamné l'attaque et renouvelé leur soutien aux efforts de paix. La Chine, alliée de la junte birmane, a appelé à la retenue.

Cette explosion intervient dans un contexte de guerre civile qui a déjà fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes. Les combats se sont intensifiés ces derniers mois, avec des offensives rebelles dans plusieurs régions.

Les habitants, pris entre deux feux, vivent dans la terreur. "Nous avons peur de sortir, même pour chercher de l'eau", confie un habitant joint par téléphone. Les organisations humanitaires peinent à acheminer l'aide.

La communauté internationale craint une escalade du conflit, alors que la junte militaire semble déterminée à écraser toute opposition. Les rebelles, de leur côté, refusent de déposer les armes tant que la démocratie ne sera pas rétablie.

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