Beyrouth en état d'alerte maximale
La capitale libanaise, Beyrouth, retient son souffle ce mardi après l'annonce par l'armée israélienne d'une nouvelle offensive militaire au Liban. Les habitants, encore marqués par les précédents conflits, redoutent le pire. Les rues se vident progressivement, et les magasins baissent leurs rideaux, tandis que les familles cherchent refuge dans les zones jugées plus sûres.
Une annonce qui ravive les tensions
L'annonce israélienne, faite par le porte-parole de l'armée, précise que cette opération vise à neutraliser des infrastructures du Hezbollah. Cette déclaration survient après plusieurs jours d'échanges de tirs à la frontière israélo-libanaise, qui ont fait craindre une escalade majeure. Le gouvernement libanais a immédiatement convoqué une réunion d'urgence, appelant à la retenue et à la protection des civils.
Les forces de sécurité libanaises ont été déployées en renfort autour de la capitale, et des checkpoints ont été installés aux principaux points d'entrée. Les écoles et les universités ont annoncé leur fermeture jusqu'à nouvel ordre, et les vols à l'aéroport international de Beyrouth sont perturbés.
Réactions internationales
La communauté internationale a réagi rapidement. L'ONU a appelé les deux parties à cesser les hostilités et à revenir à la table des négociations. Les États-Unis, par la voix de leur secrétaire d'État, ont exprimé leur soutien à Israël tout en appelant à la retenue. La France, quant à elle, a proposé une médiation pour éviter une guerre ouverte.
Sur le terrain, les habitants de Beyrouth tentent de se préparer au pire. Les hôpitaux ont été placés en état d'alerte, et les stocks de sang et de médicaments sont renforcés. Les organisations humanitaires se mobilisent pour venir en aide aux populations civiles en cas d'escalade.
Un précédent douloureux
Beyrouth n'a pas oublié les destructions massives de la guerre de 2006, qui avait dévasté des quartiers entiers et fait des centaines de morts. Cette nouvelle menace ravive des souvenirs douloureux, et beaucoup craignent un scénario similaire. Les appels à la paix se multiplient, mais la méfiance reste de mise.
L'armée israélienne a prévenu que l'offensive pourrait durer plusieurs jours, voire semaines, selon l'évolution de la situation. Les Libanais, eux, espèrent que la diplomatie prévaudra avant que le pays ne plonge à nouveau dans la violence.



