À Evian, le baroud d’honneur de Macron pour sauver le G7 de la marginalisation
Macron tente de sauver le G7 à Evian face à l’indifférence de Trump

« Nous avons réussi ! » La meilleure façon de se prémunir d’un échec, c’est encore de crier victoire à l’avance. L’Élysée insiste : ce G7 d’Évian sous présidence française (15-17 juin), le dernier grand sommet diplomatique organisé en France sous la présidence d’Emmanuel Macron, est « d’ores et déjà un succès ».

Un club menacé de marginalisation

Pour sauver la pertinence de l’événement et endiguer la marginalisation du club, qui ne représente plus que 28 % de l’économie mondiale, il fallait une « photo de famille » convaincante et avant tout sécuriser la présence de Donald Trump. Longtemps, la Maison-Blanche a laissé planer le suspense sur un « no-show » du président américain, qui aurait constitué une offense inédite.

L’an dernier au Canada, le milliardaire, qui ne cache pas son dédain et son ennui à l’égard de ce genre de barnums chorégraphiés, avait quitté Kananaskis au bout d’une poignée d’heures, prétextant des affaires urgentes à régler depuis Washington – l’Iran, déjà.

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Un accord in extremis

Cette fois, le président américain est parvenu à régler le dossier in extremis avant son arrivée en France, avec un protocole d’accord conclu dimanche, au soir du 80e anniversaire de Donald Trump. Le texte doit être signé vendredi à Genève. De quoi donner un peu de sérénité et de perspective à ce G7 sous pavillon français.

Ces derniers mois, l’organisation tricolore s’est pliée en quatre pour inciter Donald Trump à rester en France le plus longtemps possible. Elle a reporté d’un jour le sommet, afin de permettre au président américain de participer pleinement aux discussions.

Le président français apparaît comme la dernière force motrice d’un club VIP menacé de marginalisation par l’indifférence de Donald Trump. L’accord entre les États-Unis et l’Iran, accueilli avec soulagement, s’est décidé loin du « club des six ».

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