Keir Starmer, Premier ministre britannique depuis six mois, connaît une chute historique de popularité. Selon un sondage YouGov publié le 22 juin, seulement 20 % des Britanniques approuvent son action, soit une baisse de 15 points depuis son entrée en fonction. Ce score est le plus bas jamais enregistré pour un Premier ministre aussi tôt dans son mandat.
Une crise économique persistante
La popularité de Starmer est minée par la situation économique. Le Royaume-Uni fait face à une inflation élevée, à 8,7 % en mai, et à une croissance atone. Les grèves se multiplient dans les transports et la santé, tandis que le coût de la vie pèse sur les ménages. « Nous sommes confrontés à des défis économiques sans précédent », a déclaré Starmer lors d'une conférence de presse, sans parvenir à rassurer.
Les divisions internes du Labour
Le Parti travailliste est également secoué par des querelles internes. Des factions de gauche critiquent la dérive centriste de Starmer, tandis que des députés réclament des mesures plus radicales. Un proche de l'ancien leader Jeremy Corbyn affirme : « Starmer a trahi les espoirs de renouveau. Le parti est plus divisé que jamais. » Ces tensions affaiblissent la crédibilité du gouvernement.
Un contraste avec ses prédécesseurs
À titre de comparaison, Boris Johnson avait une popularité de 45 % après six mois, tandis que Theresa May atteignait 35 %. La chute de Starmer est d'autant plus frappante qu'il avait hérité d'une majorité confortable. Les analystes pointent un manque de charisme et une communication jugée trop technocratique.
Des conséquences pour l'avenir
Cette impopularité pourrait compromettre les réformes promises, notamment dans le logement et la transition énergétique. Les prochaines élections locales, prévues en mai 2024, seront un test crucial. Selon un politologue de l'Université de Londres, « Starmer joue sa survie politique. S'il ne remonte pas, le Labour pourrait envisager un changement de leader. »



