Coupe du Monde 2026 : visas refusés, pauses fraîcheurs, sécurité renforcée
Mondial 2026 : visas, pauses fraîcheurs et sécurité au menu

La 23ᵉ édition de la Coupe du Monde de football a débuté jeudi 11 juin 2026 au Mexique, au Canada et aux États-Unis, sur fond de politique migratoire répressive et de tensions avec l'Iran. Chaque jour, « le Nouvel Obs » vous propose un récapitulatif de cet événement planétaire.

Cérémonie d'ouverture et premier match

La cérémonie d'ouverture au stade Azteca de Mexico a rassemblé 80 000 spectateurs, avec une performance de Shakira. Dans la foulée, l'équipe du Mexique a battu l'Afrique du Sud 2-0, avec trois cartons rouges. Le premier match aux États-Unis se jouera dans la nuit.

Visas refusés pour les supporters africains

La Côte d'Ivoire et le Sénégal ne pourront pas compter sur leurs supporters pour ce Mondial. Les visas américains ont été refusés, une première pour ces deux nations. Julien Kouadio Adonis, président du Comité national des supporters des Éléphants, a déclaré : « Les supporters ont renoncé au voyage parce que l'État américain ne veut pas voir des supporters de certains pays dont la Côte d'Ivoire, sur son sol. » Du côté sénégalais, Ndèye Dome Thiouf, conseillère communication du ministère des Sports, a déploré : « Depuis que le Sénégal participe à la Coupe du Monde, c’est la première fois que nous n’envoyons pas de délégation en raison des contraintes liées à l’octroi des visas par les États-Unis. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Grève évitée au SoFi Stadium

Les 2 000 salariés de la restauration du SoFi Stadium de Los Angeles, représentés par le syndicat UNITE HERE Local 11, avaient voté à 96 % pour une grève avant le Mondial. Après négociations avec Legends Global, un accord de principe a été trouvé le 9 juin, offrant des salaires plus élevés et une meilleure protection face à la police de l'immigration (ICE). Les employés pourront utiliser leur droit de grève en cas de descente de la police pendant les matchs. Le stade, le plus cher du monde, accueillera huit rencontres, dont le match États-Unis - Paraguay ce vendredi.

Sécurité renforcée et lutte anti-drones

Les États-Unis, qui accueillent les trois quarts des matchs, ont déployé un dispositif de sécurisation « sans précédent ». Andrew Giuliani, responsable de l'équipe de la Maison-Blanche chargée de l'organisation, a déclaré : « C’est un incroyable casse-tête, quand je pense à tout ce que les forces de l’ordre vont devoir gérer pendant ces quarante jours. » Washington a investi plus d'un milliard de dollars, dont 500 millions pour la lutte anti-drones. Les autorités locales ont été formées par le FBI pour brouiller et intercepter ces appareils. Giuliani a précisé qu'« il n’y a pas de menace crédible » identifiée, malgré le conflit avec l'Iran.

Les « pauses fraîcheurs » critiquées

La Fifa a rendu systématiques les « pauses fraîcheurs » de trois minutes au milieu de chaque période. Si les joueurs en profitent pour s'hydrater, les téléspectateurs subissent des coupures publicitaires. Ce dispositif est perçu comme un symbole d'un monde qui fonce dans le mur.

Analyse de l'équipe américaine

Le sociologue du sport Seghir Lazri décrypte pour « le Nouvel Obs » la sélection américaine, qui ne ressemble pas à l'Amérique de Trump.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale