Abelardo de la Espriella, le « Tigre » trumpiste aux portes du pouvoir colombien
Le « Tigre » trumpiste qui veut conquérir la Colombie

L'avocat millionnaire Abelardo de la Espriella, surnommé le « Tigre » et admirateur déclaré de Donald Trump, a remporté le premier tour de l'élection présidentielle colombienne le 31 mai. Avec un discours populiste et une rhétorique agressive, il promet de « dévorer » l'establishment politique. Le 21 juin, il affrontera Ivan Cepeda, héritier de la gauche colombienne, dans un duel qui s'annonce extrêmement polarisé.

Un parcours fulgurant

Abelardo de la Espriella, 52 ans, est un avocat d'affaires qui a fait fortune dans le secteur pétrolier. Il s'est lancé en politique il y a seulement trois ans, sur la vague du trumpisme en Amérique latine. Son programme repose sur une lutte sans merci contre la corruption, une baisse massive des impôts et un renforcement de la sécurité. Il se présente comme l'antithèse de la gauche au pouvoir et n'hésite pas à attaquer violemment ses adversaires.

Un style provocateur

Lors de ses meetings, il arbore souvent un tigre en peluche et utilise des termes guerriers. Il a qualifié ses opposants de « rats » et promet de « nettoyer le pays ». Cette stratégie séduit une partie de l'électorat colombien, lassé par la corruption et l'insécurité. Selon les sondages, il est particulièrement populaire auprès des jeunes hommes des zones urbaines.

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Un adversaire de taille

Ivan Cepeda, 58 ans, est un sénateur de gauche, fils d'une figure historique de la gauche colombienne. Il incarne la continuité du gouvernement de Gustavo Petro, mais avec un discours plus modéré. Il promet de poursuivre les réformes sociales et de défendre les accords de paix avec les FARC. Les deux hommes s'affrontent désormais dans une campagne marquée par une forte polarisation.

Les enjeux du second tour

Le second tour s'annonce serré. De la Espriella doit convaincre les électeurs du centre, tandis que Cepeda cherche à mobiliser la base de gauche. Les observateurs redoutent des tensions post-électorales, tant le climat politique est tendu. L'influence de Donald Trump, qui a apporté son soutien à De la Espriella, est également scrutée de près.

En conclusion, la Colombie se prépare à un choc des styles et des visions. Le 21 juin, le pays choisira entre un trumpiste flamboyant et un héritier de la gauche. Quelle que soit l'issue, la polarisation risque de s'accentuer.

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