La Coupe du monde 2026 a été le théâtre d'un moment rare en Irak : une union nationale autour de l'équipe de football, malgré une défaite 3-1 contre la France. Des milliers d'Irakiens sont descendus dans les rues de Bagdad, Bassorah et Erbil pour soutenir leur équipe, un événement qui a transcendé les clivages politiques et confessionnels.
Un match historique pour l'Irak
Pour la première fois depuis 1986, l'Irak participait à la Coupe du monde. Le match contre la France, tenu le 23 juin 2026, a été suivi par des foules immenses. Selon les autorités locales, plus de 500 000 personnes ont célébré dans les rues de Bagdad avant et après le match, malgré la défaite. Les supporters ont brandi des drapeaux irakiens et scandé des chants patriotiques.
Le sélectionneur irakien, Adnan Hamad, a déclaré : "Nous avons montré au monde que l'Irak peut être uni. Le football est plus qu'un sport ici, c'est un espoir." Cette déclaration reflète l'importance du tournoi pour un pays marqué par des décennies de conflits.
Un moment de répit dans un pays divisé
L'Irak est souvent en proie à des tensions entre les communautés sunnites, chiites et kurdes. Cependant, lors de ce match, les différences ont été mises de côté. À Erbil, au Kurdistan irakien, des supporters kurdes et arabes ont célébré ensemble. Un habitant de Bagdad, Ahmed al-Jabouri, a confié : "C'était incroyable de voir tout le monde dans la rue, sans distinction. Cela nous rappelle ce que nous pouvons être."
Les autorités avaient déployé des mesures de sécurité renforcées, mais aucun incident majeur n'a été signalé. Le ministre irakien de l'Intérieur, Othman al-Ghanimi, a salué "une fête pacifique et unie".
La défaite n'entame pas la fierté
Malgré la défaite 3-1, les Irakiens ont exprimé leur fierté. L'équipe avait ouvert le score grâce à un but de Mohanad Ali à la 15e minute, avant que la France ne renverse la situation en seconde période. Les buts français ont été marqués par Kylian Mbappé (2) et Antoine Griezmann. Le gardien irakien, Jalal Hassan, a réalisé plusieurs arrêts décisifs.
Le président irakien, Barham Salih, a tweeté : "Bravo à notre équipe nationale pour avoir représenté l'Irak avec honneur. Vous avez uni le pays." Ce message a été largement partagé sur les réseaux sociaux.
Un impact au-delà du sport
Cet événement pourrait avoir des répercussions politiques. Des analystes estiment que ce moment d'unité pourrait encourager le dialogue entre les factions. Toutefois, des doutes subsistent quant à la pérennité de cette union. Le politologue irakien, Zaid al-Ali, a commenté : "Le football peut créer des ponts, mais les problèmes structurels restent. Cependant, c'est un pas dans la bonne direction."
La Coupe du monde 2026 continue pour l'Irak, qui affrontera le Brésil dans son prochain match. Quel que soit le résultat, ce moment restera gravé dans les mémoires comme un rare instant de cohésion nationale.



