Une coalition de 35 pays pour garantir la sécurité de l'Ukraine
Ce mardi, 35 pays membres de la "coalition des volontaires" se sont réunis à Paris pour proposer un système de garanties politiquement et juridiquement contraignantes destinées à défendre l’Ukraine en cas de cessez-le-feu avec la Russie. Cette initiative vise à établir un mécanisme de surveillance sur une ligne de front longue d’environ 1 400 kilomètres, sous la direction des États-Unis.
Une cellule de coordination opérationnelle
Emmanuel Macron a annoncé la création d’une cellule de coordination opérationnelle entre la coalition, les États-Unis et l’Ukraine. Cette structure permettra d’assurer une réponse conjointe et rapide en cas de reprise des hostilités. Le président français a également évoqué le potentiel envoi de "plusieurs milliers d’hommes" dans le cadre d’opérations extérieures, non pas pour combattre, mais comme "force de réassurance".
Un soutien militaire durable
Les alliés s’engagent à fournir à Kiev une aide militaire à long terme, incluant la livraison d’armes, le renseignement et la logistique. Ils promettent également la constitution d’une force multinationale pour soutenir la reconstruction de l’armée ukrainienne et renforcer la dissuasion. La déclaration précise que ces engagements pourraient inclure des sanctions additionnelles en cas de nouvelle agression russe.
Présences et absences de marque
Donald Trump était représenté par son envoyé spécial Steve Witkoff et son beau-fils Jared Kushner, en l’absence du secrétaire d’État Marco Rubio, retenu par le dossier vénézuélien. Le général américain Alexus G. Grynkewich, commandant des forces américaines en Europe, était également présent. Volodymyr Zelensky, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont assisté à la réunion.
Des négociations toujours bloquées
Le président ukrainien espère que ces réunions accéléreront la fin de la guerre, mais la question des territoires reste un obstacle majeur. Vladimir Poutine ne semble pas disposé à accepter un cessez-le-feu sans que toutes ses revendications soient satisfaites. Un haut responsable européen a indiqué que le renforcement des garanties de la coalition pourrait consolider les engagements américains esquissés lors de discussions bilatérales entre Washington et Kiev.
Prochaines étapes
Jeudi, Emmanuel Macron réunira les présidents des deux Assemblées et les présidents de groupes parlementaires pour discuter de la question ukrainienne et des garanties de sécurité associées. La coalition des volontaires, qui comprend la plupart des pays européens, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon, continue de travailler à une solution durable pour mettre fin au conflit.



