France presse la Suisse pour le chômage des frontaliers
France presse la Suisse sur le chômage des frontaliers

Le gouvernement français souhaite que la Suisse applique les nouvelles règles européennes imposant au pays de travail de verser les indemnités chômage. Le ministre français du Travail, Jean-Pierre Farandou, entend « mettre la pression » sur la Suisse pour qu’elle applique un nouvel accord européen par lequel ce sera le pays du lieu de travail, et non celui de résidence, qui paiera à l’avenir les indemnités chômage des travailleurs frontaliers.

Un enjeu financier majeur pour la France

Rappelant que la France perd « 860 millions d’euros par an » avec le système actuel, Jean-Pierre Farandou a assuré mardi à l’Assemblée nationale qu’un « planning » était déjà « en place » avec le Luxembourg. Le grand-duché, « bon gré, mal gré, devra se plier à l’application de nouveaux règlements » qui se mettront en place suite au feu vert donné par les 27 pays de l’Union européenne le 29 avril, après une décennie de discussions, a expliqué le ministre. Le Luxembourg est le deuxième pays de travail pour les frontaliers français. Le nombre de chômeurs français indemnisés y ayant travaillé s’élève, selon un document de l’assurance chômage de décembre 2025, à 8 800.

La Suisse, premier pays de travail des frontaliers

Mais le premier pays de travail des frontaliers français est de très loin la Suisse, qui ne fait pas partie de l’UE et où ont travaillé 27 500 allocataires aujourd’hui indemnisés en France. « Il y a quand même des accords qui lient la Suisse à l’Union européenne », a relevé Jean-Pierre Farandou, ajoutant que Berne « a pas mal de bénéfices quand même dans ses bonnes relations économiques avec l’Union européenne ». « Donc je pense que l’Union européenne mettra la pression sur la Suisse. Nous mettrons nous-mêmes la pression sur la Suisse », a affirmé le ministre.

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Une réforme à mener avec détermination

« Ça prendra un peu de temps, mais on y arrivera, j’en suis sûr, en tout cas comptez sur moi pour aller au bout de cette réforme », a conclu Jean-Pierre Farandou. Le gouvernement français entend ainsi mettre en œuvre cette réforme qui vise à faire payer les indemnités chômage par le pays de travail, une mesure qui pourrait réduire significativement les dépenses de la France.

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