Le concours Eurovision de la chanson, qui fête ses 70 ans cette année, est de nouveau en proie aux polémiques. Cinq pays ont boycotté l'événement pour dénoncer la participation d'Israël. Ce n'est pas la première fois que la compétition, présentée comme apolitique, est rattrapée par la géopolitique.
Un laboratoire géopolitique
Florent Parmentier, coauteur d'un ouvrage sur le sujet et secrétaire général du Cevipof, analyse que l'Eurovision a toujours servi de « laboratoire géopolitique » et de vitrine pour le « songwashing » des régimes autoritaires. Selon lui, le concours reflète les tensions internationales et les évolutions politiques de l'Europe.
Une audience massive
Avec 166 millions de téléspectateurs lors de l'édition 2025 et une audience en constante augmentation, l'Eurovision est le plus grand événement musical en direct de la planète. Son importance culturelle est telle qu'il a souvent accompagné, voire annoncé, les soubresauts politiques de la construction européenne.
La crise actuelle
La 70e édition, organisée du 12 au 16 mai à Vienne, traverse la pire crise de son histoire en raison du boycott provoqué par le maintien d'Israël. Cette situation illustre comment la compétition reste un terrain d'affrontement symbolique entre nations.
L'Eurovision, malgré ses prétentions apolitiques, demeure un miroir des tensions mondiales, où la musique et la politique s'entremêlent inévitablement.



