Dupont-Aignan prône une sortie rapide de l'UE pour une Europe légère
Dupont-Aignan veut une sortie rapide de l'UE

Le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, en lice pour l'élection présidentielle de 2027, a appelé dimanche à une sortie de la France de l'Union européenne « le plus vite possible ». Il souhaite « reconstruire une Europe légère, gaullienne, de coopération, où chaque nation est libre ».

Un projet de reconstruction européenne

Lors de son intervention au Grand Rendez-Vous Europe 1/CNews/Les Échos, M. Dupont-Aignan a précisé : « On ne sort pas pour sortir, on sort pour reconstruire quelque chose et pour trouver le bon axe des nations fortes, libres, qui se gèrent elles-mêmes mais qui coopèrent entre elles ». Il a vivement critiqué les traités de Maastricht et de Lisbonne, estimant qu'ils ont conduit à un affaiblissement des États membres.

« Les États sont court-circuités, il n'y a plus d'État, il n'y a même plus de Banque de France », a-t-il déploré, avant d'ajouter : « Je pense que maintenant il faut se dégager le plus vite possible ».

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Un processus en trois phases

L'ancien député, âgé de 65 ans, a détaillé un plan de sortie de l'UE en trois étapes. Premièrement, « on ne paye plus les 15 milliards nets, ça nous coûte 15 milliards nets chaque année ». Ensuite, « on rétablit nos frontières, on rétablit la primauté du droit français sur le droit européen et on n'obéit plus aux oukases de la Commission ». Il a également insisté sur la nécessité de ne pas reproduire le modèle britannique : « Je suis convaincu que la France ne doit pas partir à l'anglaise », en référence au Brexit.

Un appel à une Europe des nations

Nicolas Dupont-Aignan, qui vient de remporter largement l'élection municipale à Yerres (Essonne), a déjà été candidat aux présidentielles de 2012, 2017 et 2022. En 2017, il avait apporté son soutien à Marine Le Pen au second tour. Il est également l'auteur d'un ouvrage récent, « La Liberté ou la mort », publié aux Éditions Fayard.

Le souverainiste se dit convaincu que d'autres pays européens suivraient la France dans cette démarche. « S'il n'y a personne, eh bien nous serons seuls, mais nous serons libres », a-t-il conclu, affirmant sa détermination à bâtir une Europe « légère » basée sur la coopération entre nations souveraines.

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