Arménie : Pachinian mise sur l'Europe pour quitter l'orbite russe
Arménie : Pachinian mise sur l'Europe

Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, grand favori à sa réélection le 7 juin prochain, mise sur un rapprochement avec l'Europe pour tenter de sortir son pays de l'influence russe. En campagne dans le district d'Avan le 23 mai, il a réaffirmé sa volonté de diversifier les alliances stratégiques de l'Arménie.

Un virage géopolitique majeur

Depuis son arrivée au pouvoir, Pachinian n'a cessé de critiquer la dépendance de l'Arménie envers la Russie, notamment en matière de sécurité et d'économie. Il souhaite désormais accélérer ce processus en renforçant les liens avec l'Union européenne et l'OTAN. Cette stratégie s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec Moscou, qui a récemment critiqué les réformes démocratiques menées à Erevan.

Les enjeux de l'émancipation

Pour Pachinian, l'émancipation de la Russie passe par plusieurs axes : la diversification des fournisseurs d'armement, l'ouverture de nouveaux marchés économiques et la consolidation de la démocratie. Il espère ainsi garantir la souveraineté de l'Arménie face aux pressions de Moscou et de Bakou. Les électeurs arméniens devront trancher le 7 juin, mais les sondages donnent une large avance au Premier ministre sortant.

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L'opposition, quant à elle, dénonce une rupture trop brutale avec la Russie, qui pourrait isoler le pays. Cependant, Pachinian reste confiant : il estime que l'Europe est un partenaire fiable pour assurer la sécurité et le développement de l'Arménie. Le scrutin du 7 juin sera donc un test crucial pour l'avenir géopolitique du Caucase.

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