Colère en Israël face à l'accord irano-américain qualifié de capitulation
Israël fustige l'accord irano-américain comme une capitulation

Alors que l’accord irano-américain doit être signé ce vendredi 19 juin en Suisse, avant une période de discussions techniques de 60 jours, la colère gronde déjà en Israël. Une grande partie de la presse et des responsables politiques accusent Benyamin Netanyahou de ne pas avoir rempli ses objectifs en Iran, laissant le champ libre à Donald Trump et surtout au régime des mollahs pour dicter un cessez-le-feu à leurs conditions.

Un sentiment de trahison

Pour le quotidien conservateur israélien Yediot Aharonot, cet accord n'est rien d'autre qu'une « capitulation devant le régime iranien ». Ce journal, qui représente une frange importante de l'opinion publique israélienne, estime que le gouvernement Netanyahou a échoué à protéger les intérêts stratégiques du pays face à la menace nucléaire iranienne. Les critiques ne se limitent pas à la presse : Yaïr Lapid, chef centriste de l'opposition, va encore plus loin en déclarant qu'« il s'agit là d'un des échecs les plus retentissants de la politique étrangère et de sécurité d'Israël ».

Des accusations contre Netanyahou

Les attaques visent directement le Premier ministre israélien, accusé de n'avoir pas su convaincre Washington de maintenir une ligne dure envers Téhéran. Selon plusieurs analystes, cet accord marque un tournant dans les relations entre Israël et les États-Unis, où la voix de Jérusalem semble avoir été marginalisée au profit d'une approche diplomatique privilégiée par Donald Trump. Le régime iranien, de son côté, est perçu comme le grand vainqueur de cette négociation, obtenant un cessez-le-feu sans concessions majeures.

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Un accord controversé

L'accord, qui doit être signé en Suisse, prévoit une période de 60 jours de discussions techniques pour finaliser les détails. Mais en Israël, beaucoup y voient une simple formalité qui entérine la faiblesse de la position israélienne. Les critiques soulignent que Netanyahou, qui avait promis de ne jamais laisser l'Iran développer une capacité nucléaire, a finalement accepté un compromis jugé dangereux pour la sécurité nationale. La colère ne devrait pas retomber de sitôt, alors que les partis d'opposition préparent déjà des motions de censure au Parlement.

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