Coline Berry témoigne de viols incestueux devant l'Assemblée nationale
Coline Berry dénonce l'inceste devant les députés

Un témoignage bouleversant à l'Assemblée nationale

Coline Berry, fille de l'acteur Richard Berry, a livré ce mercredi 29 avril 2026 un témoignage d'une rare violence devant la commission d'enquête parlementaire sur les violences sexuelles incestueuses. La psychothérapeute de 50 ans accuse son père de viols et agressions sexuelles commis dans les années 1984-1985, alors qu'elle était mineure. Des accusations que l'acteur a toujours niées.

« Je suis née dans la violence »

Coline Berry a décrit un climat familial marqué par la violence, évoquant les coups portés à sa mère enceinte de sept mois, dont la perforation d'un tympan. Dans sa famille, qu'elle appelle « le clan », le silence sur les violences était la règle, une organisation. On ne dénonçait pas la figure paternelle.

Des viols répétés presque chaque week-end

Ce que Coline Berry décrit ensuite est d'une rare violence. « C'étaient des viols répétés, presque chaque week-end. Le sexe de mon père dans ma bouche en guise de trompette ou de flûte. Je garde encore aujourd'hui le souvenir de l'odeur, des sensations, des images. Des traces qui restent et qui ne s'effacent pas. » Pour elle, l'inceste n'est pas qu'un moment, c'est un climat, une imprégnation lente, diffuse, constante.

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Enfant, elle a développé ses propres mécanismes de survie. Elle avait tissé une toile autour de son lit pour empêcher qu'il s'approche la nuit. À 10 ans, elle a cessé de manger pendant les vacances scolaires pour être renvoyée chez sa mère. Tout pourvu que ça s'arrête.

Un appel à réformer la loi

En 2021, Coline Berry avait déposé plainte, mais l'enquête a été classée sans suite en août 2022 pour prescription. « La justice qui m'a dit que c'était trop tard. Mais trop tard pour qui ? Droit à l'oubli de qui ? », a-t-elle dénoncé, plaidant pour l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs et la suppression de la non-rétroactivité des lois pour les victimes d'hier.

Elle a également demandé que la diffamation soit rendue impossible tant que l'enquête est en cours et que dès le début d'une enquête, on perquisitionne et on expertise l'agresseur immédiatement. En juillet 2024, Coline Berry avait été relaxée par la cour d'appel de Lyon après une première condamnation pour diffamation envers l'ex-compagne de son père, Jeane Manson.

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