Une interdiction historique des IA « déshabillantes »
En mai 2026, l'Union européenne est devenue le premier territoire au monde à interdire les applications dites de « déshabillage » ou « nudification ». Ces logiciels basés sur l'intelligence artificielle (IA) permettent d'altérer des photos réelles pour créer en quelques clics du contenu à caractère sexuel ou pornographique, le plus souvent sans le consentement des victimes. Cette mesure fait partie d'un paquet de simplifications de l'AI Act, le texte européen qui régule l'intelligence artificielle. Elle doit être formellement adoptée dans le courant de l'été 2026, pour entrer en vigueur début décembre 2026.
Le combat d'Alexandra Geese
Cette victoire législative est largement due à l'eurodéputée verte allemande Alexandra Geese, 58 ans, qui a contribué à créer un climat politique propice à l'action. Experte du numérique, elle avait déjà négocié le règlement Digital Services Act (DSA). Selon elle, « chaque femme, chaque enfant est à risque » face à ces technologies. Les IA génératives, capables de deviner la morphologie des corps à travers les vêtements, synthétisent des images très réalistes en tenant compte de la lumière, de la pose et du ton de peau de la personne ciblée. Les victimes qualifient ces pratiques de « viol numérique ».
Un garde-fou contre les dérives de l'IA
L'interdiction des applications de déshabillage représente un garde-fou législatif important contre l'une des dérives de l'IA susceptibles d'affecter tout être humain. L'Union européenne, sous l'impulsion d'Alexandra Geese, a ainsi posé un précédent mondial en matière de régulation de l'intelligence artificielle, renforçant la protection des citoyens contre les usages non consentis de leur image.



