Un employé tué par un drone à la centrale de Zaporijjia
La tension s’accroît autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, située en Ukraine mais sous contrôle russe depuis quatre ans. Ce lundi 27 avril 2026, au 1.524e jour du conflit, un employé a été tué par un drone ukrainien au niveau d’un atelier de l’établissement, a annoncé l’administration russe. Celle-ci a souligné que toute attaque contre la centrale constitue une menace non seulement pour les personnes, mais aussi pour la sécurité nationale.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué sur X qu’elle se penchait sur l’incident. Son chef, Rafael Grossi, a réitéré que des frappes sur ou à proximité de centrales nucléaires peuvent mettre en danger la sûreté nucléaire et ne doivent pas avoir lieu. La centrale de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, est située sur la rive sud du Dniepr, un fleuve qui fait office de ligne de front entre les belligérants. Depuis le début de l’offensive russe en février 2022, Moscou et Kiev s’accusent régulièrement de risquer une catastrophe nucléaire en attaquant le site, dont les six réacteurs sont à l’arrêt.
L’opérateur nucléaire public ukrainien Energoatom a indiqué dimanche que la centrale avait une nouvelle fois été privée d’électricité, nécessaire au maintien des systèmes de refroidissement. Le même jour, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé la Russie de terrorisme nucléaire.
Kim Jong Un réaffirme son soutien à la Russie
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a réaffirmé le soutien de Pyongyang à l’invasion russe de l’Ukraine, s’engageant à aider Moscou à remporter la victoire, ont rapporté lundi les médias d’État. Il a déclaré avoir la conviction que l’armée et le peuple russes remporteraient sans aucun doute la victoire dans cette guerre sacrée et juste. Cette déclaration intervient alors qu’une série de hauts responsables russes se sont succédé à Pyongyang ces derniers jours, notamment le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov. Kim Jong Un a ajouté que la Corée du Nord soutiendrait comme toujours pleinement la politique de la Fédération de Russie visant à défendre la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale et les intérêts sécuritaires.
Des dépenses militaires mondiales record en 2025
Selon un rapport de référence publié lundi par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), les dépenses militaires mondiales ont atteint 2.900 milliards de dollars en 2025, marquant une onzième année consécutive de croissance sur fond de conflits multiples. Les trois principaux contributeurs (les États-Unis, la Chine et la Russie) ont représenté plus de la moitié du total, à 1.480 milliards de dollars. La hausse a atteint 2,9 % en un an en dépit d’un recul des dépenses militaires américaines, largement compensé par les progressions en Europe et en Asie. Lorenzo Scarazzato, chercheur du Sipri, a souligné qu’il s’agit d’une nouvelle année marquée par les guerres et l’intensification des tensions. Le fardeau militaire, soit la part du PIB mondial consacrée aux dépenses militaires, est le plus élevé depuis 2009. Les dépenses de la Russie ont augmenté de 5,9 % pour atteindre 190 milliards de dollars, soit 7,5 % du PIB. L’Ukraine a quant à elle augmenté ses dépenses de 20 % pour atteindre 84,1 milliards de dollars, soit 40 % du PIB.
Réunion du TNP à l’ONU
Les pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) se réunissent à l’ONU à partir de ce lundi, alors que les tensions entre les puissances nucléaires à travers le globe font craindre une nouvelle course à l’arme atomique. Lors de la dernière conférence de révision en 2022, après l’invasion russe de l’Ukraine, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait averti que l’humanité était à un malentendu, une erreur de calcul de l’anéantissement nucléaire. En ouverture lundi, il a plaidé pour donner une nouvelle vie au Traité, déplorant que les engagements ne soient toujours pas tenus et que la confiance et la crédibilité s’effritent. Le président de la conférence, Do Hung Viet, ambassadeur du Vietnam aux Nations unies, s’est alarmé de la perspective d’une nouvelle course aux armements nucléaires, affirmant que le succès ou l’échec de cette conférence aura des implications bien au-delà de cette salle et des cinq prochaines années.



