Trump accuse l'Iran de violations du cessez-le-feu et promet un « super accord »
Trump accuse l'Iran de violations du cessez-le-feu

Trump accuse l'Iran de violations du cessez-le-feu et promet un « super accord »

Le président américain Donald Trump a assuré ce mardi que les États-Unis étaient dans une « position très forte » pour négocier avec l'Iran, tout en accusant ce pays de nombreuses violations du cessez-le-feu. À la veille de l'expiration de la trêve, et sans signe de reprise des discussions à Islamabad, Trump s'est dit persuadé que Washington obtiendrait « un super accord ».

Accusations et déclarations contradictoires

Dans un message lapidaire sur son réseau Truth Social, le président américain a écrit : « L'Iran a violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises ! » sans fournir plus de détails. Lors d'une interview à la chaîne CNBC, il a ajouté : « Je pense que l'on va finir avec un super accord. Je pense qu'ils n'ont pas le choix. »

Cependant, Trump multiplie les ultimatums et déclarations contradictoires depuis le début du conflit. Lundi soir, il a jugé une extension du cessez-le-feu « très improbable » et a averti : « Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites avant le terme, beaucoup de bombes exploseront. » Washington réclame notamment une réouverture du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Préparatifs à Islamabad et blocage des négociations

Washington et Téhéran sont censés reprendre des pourparlers au Pakistan, mais aucune des deux parties n'a officiellement annoncé l'envoi de ses délégations. Aucune confirmation n'a été obtenue côté américain sur le départ du vice-président JD Vance, qui avait participé aux premiers pourparlers le 11 avril. La télévision d'État iranienne a indiqué qu'« aucune délégation » n'était encore partie, précisant que Téhéran attendait un « changement de comportement » des États-Unis.

Pourtant, à Islamabad, tout est prêt pour accueillir les équipes de négociateurs. Des policiers lourdement armés et des soldats sécurisent le quartier gouvernemental où doivent se tenir les discussions, et l'hôtel Serena, où s'était tenue la première session, a été vidé de ses clients ces derniers jours.

Mesures de pression et réactions iraniennes

Donald Trump a réaffirmé son intention de maintenir le blocus sur les ports iraniens « tant qu'il n'y aura pas de deal » avec Téhéran, affirmant que l'Iran perdait « 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme ». Les États-Unis ont d'ailleurs annoncé mardi avoir intercepté et inspecté « sans incident » un pétrolier iranien sous sanction, dans une zone non précisée.

En réponse, le président du Parlement de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf, a souligné : « Nous n'acceptons pas de négocier sous la menace et, au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à abattre de nouvelles cartes sur le terrain. »

Nouvelles discussions Israël-Liban

Sur l'autre front de la guerre qui a embrasé le Moyen-Orient, de nouvelles discussions directes entre Israël et le Liban auront lieu jeudi à Washington, a annoncé la diplomatie américaine. Comme les premières du 14 avril, elles se tiendront au niveau des ambassadeurs.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale