L'opération américaine dans le détroit d'Ormuz ne plaît pas à l'Iran
Sur X, l'Iranien Ebrahim Azizi, président de la commission du Parlement sur la sécurité nationale, a averti ce lundi que Téhéran considérerait toute « interférence américaine » dans le détroit d'Ormuz comme une violation du cessez-le-feu en vigueur après l'annonce par Donald Trump d'une opération pour escorter des navires bloqués dans le Golfe.
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz
Avec un changement de ton radical par rapport à la veille, le président américain a évoqué dimanche soir « un geste humanitaire » et de « bonne volonté » en faveur des marins bloqués par la fermeture du détroit d'Ormuz, et salué des discussions « très positives » avec Téhéran par l'intermédiaire du Pakistan. À partir de ce lundi matin, la marine américaine escortera au travers du détroit d'Ormuz des navires de pays « qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient », a annoncé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Il a toutefois averti que si cette opération, baptisée Project Freedom, devait être entravée par l'Iran, cela « devrait malheureusement être traité par la force ».
La fin de la guerre tarde à se concrétiser entre les États-Unis et l'Iran. Les tensions sont particulièrement vives sur les freins au commerce international des hydrocarbures. Depuis le début des hostilités, l'Iran bloque le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole, et a instauré de facto des droits de passage. Washington a répliqué début avril en bloquant à son tour les ports iraniens. La marine américaine va commencer ce lundi à escorter des navires de pays tiers bloqués dans le Golfe à travers le détroit d'Ormuz, a annoncé dimanche Donald Trump.
Ce déblocage du détroit d'Ormuz n'est pas du goût de Téhéran. « Toute intervention américaine dans le nouveau régime maritime du détroit d'Ormuz sera considérée comme une violation du cessez-le-feu », a averti Ebrahim Azizi, président de la commission du Parlement iranien sur la sécurité nationale. L'Iran a mis les États-Unis au défi de choisir entre une opération militaire « impossible » ou un « mauvais accord » dans le conflit en cours au Moyen-Orient, après que Donald Trump a averti qu'il risquait de ne pas accepter une nouvelle proposition de règlement de Téhéran.



