Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées le 23 juin 2026 dans des tirs israéliens au Liban, mettant fin à une accalmie éphémère dans la région frontalière. Selon des sources sécuritaires libanaises, les frappes ont visé des localités du sud du pays, dont Kfar Kila et Khiam, proches de la Ligne bleue.
Les circonstances des tirs
Les tirs israéliens ont eu lieu en début de matinée, alors que la zone connaissait un calme relatif depuis plusieurs heures. L'armée israélienne a affirmé avoir riposté à des tirs de roquettes en provenance du Liban, une information démentie par le Hezbollah. "Aucune roquette n'a été tirée depuis nos positions", a déclaré un porte-parole du mouvement chiite à l'agence Reuters.
Les victimes sont un civil et un combattant du Hezbollah, selon des sources médicales libanaises. Le nombre de blessés s'élève à cinq, dont trois dans un état grave. Les frappes ont également endommagé des habitations et des infrastructures civiles.
Un contexte régional tendu
Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues entre Israël et le Hezbollah, qui s'étaient déjà affrontés en 2024. Depuis le début de l'année 2026, la zone frontalière a connu plusieurs échanges de tirs, mais une trêve fragile était en place depuis le 15 juin. Selon l'ONU, plus de 10 000 personnes ont été déplacées des deux côtés de la frontière depuis janvier.
"Cette escalade est dangereuse et doit cesser immédiatement", a déclaré Jeanine Hennis-Plasschaert, coordinatrice spéciale de l'ONU pour le Liban, dans un communiqué. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a appelé les deux parties à la retenue.
Réactions internationales
La France a condamné les frappes israéliennes, qualifiant la mort de civils d'"inacceptable". Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Paris a appelé à "une désescalade immédiate et au respect de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU". Les États-Unis, par la voix du département d'État, ont exprimé leur "profonde préoccupation" et exhorté toutes les parties à éviter une nouvelle guerre.
Le Hezbollah a promis une riposte, tandis que le gouvernement libanais a convoqué une réunion d'urgence. Le Premier ministre Najib Mikati a déclaré que "le Liban ne veut pas la guerre, mais se défendra si nécessaire".



