Montpellier : des Iraniens exilés soutiennent l'intervention militaire contre le régime
Iraniens exilés à Montpellier soutiennent l'intervention militaire

Montpellier : les Iraniens exilés manifestent leur soutien à l'intervention militaire

Ce samedi après-midi, une centaine de personnes, de nationalité iranienne ou franco-iranienne, s'est rassemblée sur la place de la Comédie à Montpellier. Leur objectif était clair : dénoncer le régime en place à Téhéran et exprimer un soutien ferme à l'opération militaire en cours menée par Israël et les États-Unis.

Un mélange de satisfaction et d'inquiétude

Organisé par le collectif Iran laïque et démocratique, ce rassemblement a été marqué par des sentiments contrastés. D'un côté, une satisfaction palpable face à l'intervention militaire, de l'autre, une inquiétude profonde pour la population civile iranienne. "Il y a un peu des deux. Mais nous sommes d'abord ici pour faire entendre la voix des Iraniens de l'intérieur", explique Mme Tavakoli, l'une des organisatrices.

La militante ajoute : "On n'arrive pas à dormir, à manger, à se concentrer car on ne sait pas ce qui va se passer. On espère qu'ils vont cibler les Gardiens de la Révolution". Elle a montré des photos reçues ce samedi matin montrant l'incendie d'une résidence officielle, illustrant les tensions actuelles.

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Témoignages poignants et soutien à l'opposition

Erfan, un étudiant en master d'électronique à Montpellier, a partagé son expérience : "J'ai pu parler à mes parents. Ils sont contents de l'attaque, beaucoup de chefs militaires ont été tués". Il déplore également le bilan des dernières vagues d'exécution lancées par le régime, qui pourrait atteindre les 40 000 morts.

Alice, exilée en France depuis 1979, exprime un espoir ciblé : "J'espère qu'ils vont simplement viser ces salopards. Et que le peuple ne soit pas massacré par tous ces mollahs". Les participants ont unanimement exprimé leur soutien au prince Reza Pahlavi, fils du Chah d'Iran, considéré comme le principal opposant légitime au régime.

Mme Tavakoli a insisté sur les demandes de la communauté : "Il y a une opposition et ce qu'on demande c'est qu'Emmanuel Macron reçoive Reza Pahlavi. Et qu'il ferme aussi l'ambassade des mollahs en France". La communauté iranienne locale, comprenant environ trois cents personnes entre Montpellier et Nîmes, reste mobilisée dans l'attente des développements.

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