Iran : Trump menace d'une réponse "très forte" si exécution de manifestants
Iran : Trump menace d'une réponse très forte en cas d'exécution

Menace de Donald Trump face à l'exécution de manifestants en Iran

Le président américain Donald Trump a averti Téhéran d'une réponse "très forte" si le régime iranien exécutait des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis fin décembre. Alors qu'une première sentence capitale est prévue ce mercredi 14 janvier, Washington menace de réagir avec vigueur. La répression des troubles a déjà causé au moins 734 morts, selon des organisations non gouvernementales.

Un ultimatum américain

Interrogé mardi soir par un journaliste de la chaîne CBS, Donald Trump a déclaré : "Nous agirons de manière très forte s'ils font une chose pareille." Selon le Département d'État américain, l'exécution d'Erfan Soltani, un jeune homme de 26 ans, est programmée pour ce mercredi 14 janvier. Plus de 10 600 manifestants auraient été arrêtés par les autorités iraniennes. Amnesty International a demandé à l'Iran de surseoir immédiatement à toutes les exécutions, y compris celle d'Erfan Soltani.

La position de Téhéran

En réponse, le pouvoir iranien dénonce un prétexte à une intervention militaire de Washington. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l'internet avait été prise en raison d'opérations terroristes dont les ordres venaient de l'étranger. Il a ajouté : "Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse."

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Appels à l'insurrection

Donald Trump a encouragé les manifestants sur son réseau Truth social : "CONTINUEZ A MANIFESTER – PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS !!!" Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah d'Iran, a également appelé l'armée régulière à rejoindre le peuple. La mission iranienne à l'ONU a accusé les États-Unis de chercher à renverser le régime par la force, en utilisant les troubles comme prétexte.

Un bilan humain lourd

La répression a fait au moins 734 morts selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel pourrait être de plusieurs milliers. Human Rights Watch fait état de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité. De nouvelles vidéos authentifiées par l'AFP montrent des dizaines de corps alignés dans une mosquée au sud de Téhéran.

Réactions internationales

Les condamnations internationales se multiplient. L'ONU s'est dite "horrifiée", tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé un bilan "effroyable" et annoncé de nouvelles sanctions contre Téhéran. Donald Trump a imposé des droits de douane de 25 % sur les partenaires commerciaux de l'Iran, avec effet immédiat.

Situation sur le terrain

L'Iran reste privé d'internet depuis le 8 janvier, une mesure que les défenseurs des droits humains accusent de masquer la répression. Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont été rétablies mardi mais restent précaires. Dans la capitale, les forces de sécurité étaient moins visibles aux principaux carrefours. Les médias d'État diffusent en boucle des images des dégâts et rendent hommage aux membres des forces de sécurité tués. Une cérémonie funéraire géante est prévue mercredi à Téhéran en l'honneur des "martyrs".

Perspectives

Des analystes jugent prématuré de prédire la chute du régime théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, notamment le Corps des gardiens de la Révolution. Le mouvement de protestation, initialement lié au coût de la vie, s'est étendu à des revendications politiques. Le pouvoir dit comprendre les préoccupations économiques mais accuse des émeutiers pilotés par l'étranger d'être à l'origine des violences.

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