Iran : fermeture du détroit d'Ormuz maintenue malgré la trêve avec les États-Unis
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a catégoriquement exclu mercredi toute réouverture du détroit d'Ormuz tant que le blocus américain des ports iraniens se poursuit. Il a dénoncé cette mesure comme une violation flagrante du cessez-le-feu en vigueur entre les deux nations.
Une position ferme sur les réseaux sociaux
Dans un message publié sur la plateforme X, cette figure éminente du pouvoir iranien a déclaré : « Un cessez-le-feu complet n'a de sens que s'il n'est pas violé par un blocus naval […] la réouverture du détroit d'Ormuz est impossible tant que le cessez-le-feu est ouvertement bafoué ». Cette prise de position intervient directement après l'annonce, mardi soir, par l'ancien président américain Donald Trump, d'une prolongation unilatérale de la trêve initialement conclue le 8 avril.
Conséquences sur les marchés et tensions régionales
Cette situation de blocage persistant a des répercussions immédiates sur l'économie mondiale. Les prix du pétrole ont en effet bondi de plus de 4 % en début de séance ce jeudi sur les marchés asiatiques, avant de connaître une légère modération. Les investisseurs restent profondément inquiets des incertitudes entourant les pourparlers entre l'Iran et les États-Unis, ainsi que de la paralysie continue du détroit d'Ormuz, une voie maritime absolument vitale pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Le bras de fer diplomatique et militaire se poursuit donc sans relâche entre Téhéran et Washington, malgré la prolongation officielle du cessez-le-feu. Les enjeux du nucléaire iranien et du contrôle de ce détroit stratégique demeurent au cœur des tensions extrêmement vives qui secouent la région du Moyen-Orient.
Un drame journalistique au Liban
Parallèlement à ces développements géopolitiques majeurs, un événement tragique a frappé le Liban. La journaliste libanaise Amal Khalil a été « tuée à la suite d'une frappe aérienne » israélienne mercredi dans la localité d'al-Tiri, située dans le sud du pays. Ce décès a été annoncé par la Défense civile libanaise et confirmé par le journal Al-Akhbar, où la victime exerçait sa profession.
Une autre journaliste a été blessée lors de cette même attaque, soulignant les risques considérables encourus par les professionnels des médias couvrant les zones de conflit. Cet incident illustre la volatilité persistante de la situation sécuritaire dans la région, où les affrontements et les frappes continuent de faire des victimes civiles et médiatiques.
La rédaction de 20 Minutes reste mobilisée pour suivre et analyser l'ensemble de ces événements complexes qui façonnent la dynamique actuelle au Moyen-Orient, entre escalades verbales, manœuvres stratégiques et tragédies humaines.



