Publicité Édito. En Iran, plus de cent jours de guerre... pour des nèfles. Donald Trump se réjouit de signer un accord permettant de rouvrir un détroit qui n’avait jamais été fermé. On croit rêver. Ou cauchemarder...
Un conflit coûteux et vain
Le stratège de la Maison-Blanche ne recule devant rien pour aboutir nulle part. Après 107 jours de guerre, le président américain a annoncé un accord pour rouvrir un détroit qui n’avait jamais été fermé. Bilan humain : 3 636 Iraniens tués, dont 1 700 civils, selon l’association HRNA. Coût financier : au moins 29 milliards de dollars, selon le Pentagone, et jusqu’à 50 milliards d’après des sources officieuses. L’économie mondiale a été ébranlée, la moitié d’un pays rasée... pour aucun résultat concret.
Rien n’est réglé
Sur le front de l’enrichissement de l’uranium, rien n’est réglé. La question nucléaire est renvoyée à de nouvelles discussions étalées sur soixante jours. Les Droits de l’homme, l’oppression des femmes soumises à la charia ? Ce n’est même plus un sujet, dès lors que « le pétrole coule à flot ».
Les mollahs sont toujours en place, les Gardiens de la révolution plus puissants que jamais, et nos dirigeants osent faire semblant de se réjouir. Tant de lâcheté et de cynisme, c’est sidérant ! Presque autant que l’aveuglement des faucons américains, mal renseignés par leurs alliés israéliens, persuadés que le régime de Téhéran s’effondrerait en quelques jours. Le retour à la réalité est brutal.
Un précédent inquiétant
Il le sera plus encore si cette 39e annonce d’un accord connaît le même sort que les précédentes. On se souviendra alors de cette phrase d’Albert Einstein, applicable aussi bien aux chefs d’États qu’aux patrons d’entreprise : il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre.
Sources : HRNA, association de droits de l’homme iranienne basée aux États-Unis ; Pentagone au 28 mai ; CBS et CNN.



