Sixième jour de conflit : escalade militaire et répercussions régionales
Alors que la guerre entre dans sa sixième journée consécutive, les tensions au Moyen-Orient atteignent un niveau critique. Ce jeudi 5 mars, Israël et les États-Unis ont intensifié leurs bombardements sur l'Iran, marquant une nouvelle phase d'hostilités ouvertes. L'armée israélienne a annoncé le début d'une vague d'attaques sur Téhéran, où des explosions ont été rapportées par l'agence iranienne Tasnim en début de matinée.
Frappes croisées et menaces persistantes
En réponse, l'Iran a lancé une salve de missiles contre Israël aux premières heures, contraignant des millions de personnes à se réfugier dans des abris antiaériens. Heureusement, ces tirs n'ont fait aucune victime, mais illustrent la dangerosité de l'escalade. Parallèlement, le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, a été frappé par une attaque aérienne israélienne dans la nuit de mercredi à jeudi. Les autorités libanaises ont annoncé trois morts supplémentaires dans des frappes visant deux véhicules près de la capitale.
Israël maintient la menace d'une intervention terrestre au Liban, ce qui pourrait élargir considérablement le théâtre des opérations. Au niveau politique, le Sénat américain a rejeté mercredi une résolution visant à limiter les pouvoirs du président Donald Trump dans ce conflit, grâce au soutien ferme de la majorité républicaine.
Incidents sécuritaires et victimes collatérales
Plusieurs événements graves ont émaillé cette journée de conflit :
- Deux soldats américains ont été tués dans une attaque de drones au Koweït, portant à six le nombre de victimes militaires américaines dans cet incident.
- Un pétrolier ancré au large du Koweït a subi une forte explosion, entraînant une fuite d'hydrocarbures avec des risques environnementaux potentiels.
- Un chef du Hamas, Wassim Atallah Al-Ali, et son épouse ont été tués dans une frappe de drone israélienne dans un camp de réfugiés palestiniens au nord du Liban, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.
Déni iranien et tensions diplomatiques
Les forces armées iraniennes ont nié catégoriquement avoir tiré un missile en direction de la Turquie, affirmant respecter la souveraineté turque. Cette déclaration fait suite à l'annonce du ministère turc de la Défense concernant l'interception d'un missile balistique iranien par les systèmes de l'OTAN au-dessus de la Méditerranée orientale. L'Arabie saoudite a également annoncé avoir intercepté un drone dans son espace aérien, illustrant l'étendue géographique des tensions.
Opérations de rapatriement et perturbations logistiques
Les opérations de rapatriement de ressortissants étrangers se poursuivent activement dans toute la région. Qatar Airways a mis en place un nombre limité de vols d'assistance au départ d'Oman et d'Arabie saoudite, avec des destinations européennes incluant :
- Amsterdam
- Berlin
- Copenhague
- Londres-Heathrow
- Madrid
- Rome
- Francfort
Les États-Unis et le Royaume-Uni organisent également des vols spéciaux, bien qu'un vol britannique ait été reporté. Par mesure de précaution, le Qatar a évacué les résidents vivant près de l'ambassade américaine à Doha.
Impacts économiques et préoccupations mondiales
La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a alerté sur les conséquences économiques de ce conflit, estimant que "la résilience de l'économie mondiale est mise à l'épreuve". La Corée du Sud, qui produit environ deux tiers des semi-conducteurs mondiaux, craint des perturbations dans l'approvisionnement en matériaux essentiels comme l'hélium, largement dépendant du Moyen-Orient.
Dans le détroit d'Ormuz, un pétrolier a subi une explosion importante avec observation de pétrole dans l'eau, tandis que sept navires sud-coréens transportant du pétrole brut sont bloqués. Les Gardiens de la Révolution islamique iranienne affirment exercer un "contrôle complet" sur ce passage stratégique, menaçant tout navire qui tenterait de l'emprunter.



