Groenland pas à vendre, rappelle la Première ministre danoise à Trump
Groenland : Mette Frederiksen répond à Donald Trump

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a une nouvelle fois repoussé les velléités d'achat du Groenland exprimées par l'ancien président américain Donald Trump. Lors d'une conférence de presse tenue mercredi 8 juillet, elle a déclaré : « Le Groenland n'est pas à vendre. C'est un territoire autonome qui fait partie du royaume du Danemark, et cette position est immuable. »

Une déclaration qui relance une controverse

Donald Trump avait déjà suscité une polémique en 2019 en évoquant l'idée d'acheter le Groenland, une proposition rejetée catégoriquement par Copenhague. Le 6 juillet, lors d'un meeting en Floride, il a relancé le sujet en affirmant que l'acquisition du Groenland serait « une transaction immobilière de grande envergure » pour les États-Unis. Selon lui, le Groenland possède des ressources naturelles stratégiques et une position géopolitique clé dans l'Arctique.

La réponse ferme de Copenhague

Mette Frederiksen a souligné que le Groenland dispose de son propre gouvernement autonome depuis 1979 et que toute décision concernant son avenir revient à ses habitants. « Les Groenlandais sont un peuple fier et indépendant. Ils ont le droit de décider de leur propre destin », a-t-elle insisté. Le Premier ministre groenlandais, Múte Bourup Egede, a également réagi sur Twitter : « Le Groenland n'est pas à vendre. Nous ne sommes pas et ne serons jamais à vendre. »

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Des enjeux économiques et géopolitiques

Le Groenland, territoire autonome du Danemark, est riche en ressources minières (terres rares, uranium, pétrole) et sa fonte des glaces ouvre de nouvelles routes maritimes dans l'Arctique. Les États-Unis y voient un intérêt stratégique pour contrer l'influence de la Chine et de la Russie. Cependant, le Danemark et le Groenland rejettent toute idée de vente. Selon un sondage réalisé par le journal Sermitsiaq en 2019, 78 % des Groenlandais s'opposaient à une vente aux États-Unis.

Des relations diplomatiques tendues

Cette nouvelle déclaration de Donald Trump intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre les États-Unis et le Danemark. En 2019, le président américain avait annulé une visite d'État au Danemark après le refus de Copenhague de discuter de la vente du Groenland. Mette Frederiksen a qualifié la proposition de « absurde » à l'époque. Cette fois-ci, elle a appelé à « un dialogue respectueux entre alliés » tout en réaffirmant la souveraineté du Groenland.

Une position unanime au Danemark

Les partis politiques danois ont soutenu la Première ministre. Le chef du Parti libéral, Jakob Ellemann-Jensen, a déclaré : « Le Groenland est une partie intégrante de notre royaume. Il n'est pas question de le vendre, point final. » De son côté, le parti d'extrême droite Parti du peuple danois a dénoncé une « ingérence américaine inacceptable ». La question de l'autonomie du Groenland reste un sujet sensible au Danemark, où certains mouvements indépendantistes groenlandais réclament une séparation complète.

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