Gaza : une étude indépendante révèle une sous-estimation massive des victimes
Le quartier de Zeitoun, situé au centre-ville de Gaza, a été sévèrement bombardé par l'armée israélienne le 6 février 2026. Cette image illustre le chaos qui règne dans l'enclave palestinienne, où les opérations militaires se poursuivent depuis l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.
Des chiffres officiels incomplets
Le ministère de la santé de la bande de Gaza, contrôlé par le mouvement islamique, a souvent été suspecté d'exagérer le bilan des opérations israéliennes. Cependant, une étude de terrain indépendante, publiée le 18 février dans la revue The Lancet Global Health, révèle une réalité inverse : l'administration locale a en réalité omis une part importante des pertes humaines.
En raison du chaos généralisé, des difficultés à retrouver et identifier les corps dans les décombres, et de l'absence de déclarations de décès lorsque des familles entières sont tuées, une part substantielle de la mortalité n'a pas été enregistrée.
Une sous-évaluation estimée à 35%
L'étude estime cette sous-évaluation à environ 35%. Ce pourcentage pourrait même atteindre 40% si l'on tient compte de la mortalité indirecte, c'est-à-dire les décès non-violents attribuables au conflit, tels que les maladies et la malnutrition.
Ces travaux confirment des analyses précédentes publiées dans la littérature scientifique, mettant en lumière les limites des données officielles dans un contexte de guerre et de destruction massive.
Des défis logistiques et humains
Les chercheurs soulignent plusieurs facteurs expliquant cette sous-estimation :
- Le chaos et l'insécurité permanente qui entravent les efforts de secours.
- Les difficultés à extraire et identifier les corps des décombres après les bombardements.
- L'absence de survivants pour déclarer les décès lorsque des familles entières sont anéanties.
Cette étude indépendante offre une vision plus complète et alarmante de l'impact humain du conflit, remettant en question les bilans officiels et soulignant l'urgence d'une réponse humanitaire adaptée.



