Fusillade meurtrière dans un quartier résidentiel de Kiev
Une fusillade survenue samedi 18 avril 2026, au 1.515e jour du conflit en Ukraine, a causé la mort d'au moins cinq personnes dans un quartier résidentiel de la capitale, Kiev. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé ce bilan sur X, précisant que quatre otages ont été secourus lors de l'intervention des forces de l'ordre.
Le suspect, un homme de 58 ans né à Moscou selon le procureur général Rouslan Kravtchenko, a d'abord ouvert le feu dans la rue avant de se barricader dans un supermarché où il a pris des otages et tiré sur la police. Le ministre de l'Intérieur, Igor Klymenko, a indiqué que l'individu a été tué lors de son arrestation. Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a rapporté que 15 personnes ont été blessées, avec au moins dix hospitalisations.
Rapprochement stratégique entre la France et la Pologne
Dans un contexte de tensions internationales, le Premier ministre polonais Donald Tusk a accueilli lundi Emmanuel Macron à Gdansk pour acter un rapprochement bilatéral. Tusk a déclaré : « Le président Macron et moi avons des points de vue très proches sur la manière de construire la force de l'Europe, la souveraineté de la Pologne, de la France et de l'Europe, et sur la façon de coopérer en matière de sécurité, y compris en utilisant le potentiel nucléaire de la France. »
Ce sommet s'inscrit dans le cadre du traité franco-polonais d'amitié et de coopération renforcée signé le 9 mai 2025 à Nancy, élevant la Pologne au rang des plus proches alliés de la France, aux côtés de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Espagne. Cette initiative survient à un an d'élections clés dans les deux pays et dans une période d'incertitudes transatlantiques.
Impact économique et prolongation des sanctions pétrolières
Le directeur de l'Observatoire de la consommation à l'UFC Que Choisir estime que la guerre en Iran pourrait entraîner une hausse des prix de 4 à 5 % dans les mois à venir. Cette augmentation, bien que significative, serait moins importante que celle observée lors de la guerre en Ukraine en 2022-2023, qui avait atteint 20-25 % en un peu plus d'un an.
Parallèlement, le département américain du Trésor a prolongé temporairement, jusqu'au 16 mai, la suspension de la majorité des sanctions visant l'industrie pétrolière russe. Cette décision, effective immédiatement, concerne toutes les opérations liées à l'embarquement et à la livraison de pétrole russe, y compris les navires de la flotte fantôme russe. Elle vise à atténuer la baisse des cours du pétrole due à la reprise via le détroit d'Ormuz. Cependant, les transactions avec l'Iran, la Corée du Nord, Cuba et les régions ukrainiennes occupées, comme la Crimée, restent interdites.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent avait précédemment assuré que cette suspension ne serait pas prolongée au-delà de la période initiale, affirmant : « Nous ne renouvellerons pas la licence sur le pétrole russe. » Cette mesure temporaire souligne les défis économiques persistants liés au conflit en Ukraine.



