Le bilan de la frappe survenue vendredi dans l'est de l'Ukraine occupé par la Russie a été revu à la hausse ce samedi, passant de 6 à 10 morts, avec 38 blessés et 11 personnes portées disparues. L'incident s'est produit à Starobilsk, dans la région de Lougansk, une zone annexée par Moscou.
Deux versions s'opposent sur la cible
La nature de la cible divise les parties. Les autorités russes affirment qu'un lycée a été touché, tandis que Kiev évoque un site militaire. Selon l'Ukraine, la frappe visait des éléments du groupe Rubikon, une unité russe spécialisée dans les frappes de drones, accusée d'attaquer régulièrement des civils.
Réactions de Moscou et Kiev
Le président russe Vladimir Poutine a qualifié l'attaque d'« acte terroriste », précisant qu'aucun site militaire ne se trouvait à proximité et promettant une réponse. Il a indiqué que 86 jeunes de 14 à 18 ans étaient présents dans le dortoir effondré. De son côté, l'état-major ukrainien a nié viser des civils, affirmant respecter le droit international humanitaire et cibler des installations militaires. L'armée ukrainienne accuse aussi la Russie de transformer d'anciens sites scolaires en casernes ou centres logistiques.
L'ONU exprime son inquiétude
L'ONU suit la situation avec préoccupation, mais n'a pas accès à la zone occupée pour confirmer les détails. Lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité réclamée par la Russie, la représentante spéciale pour les enfants dans les conflits, Vanessa Frazier, a condamné toute attaque contre des civils. Edem Wosornu, du bureau des Affaires humanitaires, a souligné que le bilan humain de la guerre défie le droit international humanitaire.
Responsabilité russe rappelée
Plusieurs membres du Conseil de sécurité, alliés de Kiev, ont rappelé la responsabilité de Moscou dans le déclenchement de l'invasion en 2022. L'ambassadrice danoise Christina Markus Lassen a ironisé sur la demande russe de réunion, notant qu'il faudrait deux réunions d'urgence par jour pour couvrir la terreur infligée par la Russie à l'Ukraine.



