Le parquet israélien a annoncé ce jeudi l'inculpation d'une femme soupçonnée d'avoir projeté l'assassinat du Premier ministre Benyamin Netanyahu. Atteinte d'une maladie incurable et engagée contre le gouvernement, elle aurait voulu se sacrifier pour ce qu'elle considère comme le « salut d'Israël ».
Une tentative de meurtre déjouée
Selon un communiqué officiel du ministère de la Justice, la suspecte est poursuivie pour « complot en vue de commettre un acte terroriste » avec l'intention de tuer le Premier ministre. Résidente de Tel-Aviv, son identité n'a pas été divulguée. Elle est également accusée de tentative de meurtre avec circonstances aggravantes.
La femme, engagée dans la mobilisation contre le gouvernement en place, aurait été consciente d'être atteinte d'une maladie incurable. Elle aurait alors décidé de « se sacrifier pour sauver l'État d'Israël », précise le communiqué.
Une alerte venue d'un militant politique
L'arrestation a été possible grâce à un militant politique que la suspecte avait contacté pour lui exposer ses projets. Ce dernier a alerté un avocat, qui a ensuite prévenu les services de sécurité. Le parquet a demandé le maintien de la femme en assignation à résidence, invoquant sa « dangerosité ».
Interrogé sur la chaîne privée 12, l'avocat de la suspecte, Giora Zylberstein, a assuré que sa cliente n'avait pas l'intention de tuer Benyamin Netanyahu.
Un contexte historique sensible
Cet incident rappelle un épisode sombre de l'histoire israélienne : en 1995, le Premier ministre Yitzhak Rabin avait été assassiné par un Israélien juif extrémiste. Ce meurtre a profondément marqué la société israélienne et reste dans les mémoires.
L'affaire intervient dans un climat de tensions politiques et sécuritaires, alors que la guerre à Gaza se poursuit. Le Premier ministre Netanyahu s'est récemment dit « consterné » par les vidéos des otages diffusées par le Hamas, dénonçant « la cruauté sans limite du Hamas ».



