Des explosions paralysent les aéroports du Golfe après les frappes contre l'Iran
Les frappes lancées samedi par les États-Unis et Israël contre l'Iran ont déclenché une série d'explosions dans plusieurs aéroports des pays du Golfe, provoquant des perturbations majeures dans le trafic aérien mondial. Ces attaques ont entraîné la fermeture de plusieurs espaces aériens dans la région, forçant l'annulation de plusieurs milliers de vols à destination et en provenance du Moyen-Orient.
Un bilan chiffré des annulations de vols
Selon les données de la société d'analyses aéronautiques Cirium, environ 4 218 vols étaient prévus pour arriver samedi dans les pays du Moyen-Orient. Parmi eux, 966 ont été annulés, soit un taux impressionnant de 22,9 %. En incluant les vols sortants, le total des annulations s'élève à plus de 1 800. Pour la journée de dimanche, la situation reste tendue avec 716 vols annulés sur les 4 329 initialement programmés à destination de la région.
Les aéroports directement touchés par les attaques
Ce dimanche 1er mars, plusieurs aéroports du Golfe ont été visés par des missiles et des drones iraniens. Les Émirats arabes unis ont confirmé la mort d'une personne après la chute de débris de drone à l'aéroport international Zayed d'Abou Dhabi, où sept autres personnes ont été blessées. Des explosions ont également été constatées sur les aéroports de Dubaï et de Bahreïn, accentuant l'instabilité dans la zone.
Les compagnies aériennes les plus affectées par la crise
Les compagnies du Golfe, qui jouent un rôle crucial dans la connectivité mondiale, ont été particulièrement touchées :
- Emirates, Qatar Airways et Etihad, qui relient quotidiennement le continent américain, l'Europe, l'Afrique et l'Asie via leurs hubs, transportant environ 90 000 passagers en transit par jour.
- Air France a annulé ses vols vers Tel-Aviv et Beyrouth samedi, puis a étendu ses annulations à Dubaï et Ryad, ainsi qu'à Tel-Aviv dimanche.
- Lufthansa, incluant Swiss et ITA Airways, a supprimé ses vols vers Tel-Aviv, Beyrouth, Amman, Erbil en Irak et Téhéran jusqu'au 7 mars.
Suspensions prolongées pour de nombreuses destinations
De nombreuses compagnies ont prolongé leurs suspensions de vols face à l'incertitude :
- British Airways suspend ses vols vers Tel-Aviv et Bahreïn jusqu'à mardi.
- Norwegian maintient ses annulations vers Dubaï jusqu'à mercredi.
- Iberia Express a annulé son vol quotidien vers Tel-Aviv jusqu'à mardi.
- Finnair a suspendu les vols vers Dubaï et Doha jusqu'à vendredi.
- Wizz Air a suspendu tous les vols à destination et en provenance d'Israël, de Dubaï, d'Abou Dhabi et d'Amman jusqu'au 7 mars.
Turkish Airlines a suspendu ses vols vers dix pays du Moyen-Orient, avec des annulations jusqu'à lundi pour le Liban, la Syrie, l'Irak, l'Iran et la Jordanie. La compagnie nationale syrienne, Syrian Air, a annulé tous ses vols jusqu'à nouvel ordre depuis et vers Damas et Alep.
Impact direct sur les vols internationaux au-delà du Golfe
La crise aérienne s'est étendue bien au-delà de la région, affectant des compagnies du monde entier :
- Air India a suspendu tous ses vols vers le Moyen-Orient.
- United Airlines a annulé ses vols vers Tel-Aviv jusqu'à lundi et ceux vers Dubaï jusqu'à dimanche.
- Delta a suspendu son vol New York-Tel-Aviv jusqu'à dimanche.
- EgyptAir a annoncé la suspension de ses vols vers treize destinations, dont le Koweït, Dubaï, Doha et Beyrouth.
- Air Algérie a suspendu ses vols vers Amman, Dubaï et Doha.
Cette situation exceptionnelle illustre l'impact profond des tensions géopolitiques sur la connectivité aérienne mondiale, avec des répercussions immédiates pour des centaines de milliers de passagers et des pertes économiques substantielles pour les compagnies aériennes.



