« Personne ne m’avait dit que c’était un métier aussi dangereux », a plaisanté Donald Trump seulement quelques heures après la tentative d’assassinat lors du dîner annuel des correspondants de la Maison-Blanche, le samedi 25 avril. Une soirée réunissant politiques, journalistes et personnalités de Washington, à laquelle le président américain assistait pour la première fois. Au cours du dîner, Cole Tomas Allen, un homme de 31 ans, a forcé un contrôle de sécurité et tiré plusieurs coups de feu, entraînant l’évacuation de l’assemblée, dont Donald Trump, la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.
Quatre tentatives visant Donald Trump
Retour en 2016. Pas encore élu, Donald Trump organise un rassemblement à Las Vegas. Dans la foule, Michael Sandford, un jeune Britannique de 19 ans, tente de désarmer un policier et d’abattre le républicain. Maîtrisé avant de passer à l’acte, il avouera avoir prévu de tuer le candidat « depuis un an ».
Huit ans plus tard, le 13 juillet 2024, lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie, des coups de feu retentissent. Donald Trump est touché à l’oreille droite. Thomas Matthew Crooks, 20 ans, avait préparé son attaque, survolant la zone avec un drone. L’attaque cause la mort d’un spectateur et blesse grièvement deux autres personnes, avant que l’assaillant ne soit abattu.
Deux mois plus tard, le 15 septembre 2024, le milliardaire est de nouveau pris pour cible à West Palm Beach, en Floride, en pleine partie de golf. Ryan Routh, 58 ans, armé d’un fusil d’assaut, est repéré par un agent du Secret Service, ouvre le feu et prend la fuite avant d’être interpellé.
Une fois revenu à la Maison-Blanche, le 47e président est visé par une nouvelle tentative d’assassinat... alors qu’il n’est pas présent. Dans la nuit du 22 février 2026, Austin Tucker Martin pénètre dans Mar-a-Lago armé d’un bidon d’essence et d’un pistolet. Il est abattu sur place. Donald Trump se trouve à Washington.
À ces tentatives s’ajoutent d’autres menaces : volonté de renverser la limousine présidentielle en 2017, lettre contenant de la ricine en 2020.
Quatre présidents tués durant leur mandat
Le premier président assassiné est Abraham Lincoln en 1865, abattu d’une balle dans la nuque alors qu’il assistait à une pièce de théâtre à Washington. John Wilkes Booth, sudiste opposé à l’abolition de l’esclavage, espérait que la mort du président permettrait aux Confédérés de gagner la guerre.
John Fitzgerald Kennedy est abattu le 22 novembre 1963 à Dallas. Lee Harvey Oswald, présenté comme le coupable, est lui-même assassiné deux jours plus tard. La mort de JFK continue de susciter des théories.
James A. Garfield est assassiné en 1881 dans une gare de Washington par un avocat dont l’irresponsabilité mentale a été débattue. William McKinley est tué par un anarchiste en 1901 à Buffalo.
Des anciens présidents pris pour cibles
La première tentative d’assassinat vise Andrew Jackson en 1835. Ses deux pistolets s’enrayent. L’attaquant, Richard Lawrence, persuadé d’être le roi Richard III, est reconnu pénalement irresponsable.
Theodore Roosevelt, en 1912, est touché par une balle ralentie par son étui à lunettes et le texte de son discours. Il poursuit son intervention pendant plus d’une heure avant d’être hospitalisé.
Franklin D. Roosevelt est visé par plus de cinq coups de feu en 1933 par un anarchiste qui rate sa cible. Cinq personnes sont touchées, dont le maire de Chicago, qui meurt.
Gerald Ford est victime de deux tentatives en 1975. La première, par Lynette Fromme, membre de la secte de Charles Manson, échoue car l’arme ne fonctionne pas. Dix-sept jours plus tard, Sara Jane Moore tire deux fois sans succès.
En mars 1981, Ronald Reagan est touché à la sortie du Hilton de Washington. L’agresseur, atteint de troubles mentaux, espérait séduire Jodie Foster. Reagan survit malgré un poumon perforé.



