Conflit régional en pleine escalade : frappes croisées entre l'Iran, Israël et les États-Unis
Dans une escalade militaire sans précédent, le Moyen-Orient est plongé dans un conflit ouvert ce 28 février 2026. Les gardiens de la révolution iraniens ont confirmé dans un communiqué avoir pris pour cible le quartier général de la cinquième flotte de l'US Navy à Bahreïn, ainsi que d'autres bases américaines au Qatar et aux Émirats arabes unis. Des explosions ont également été signalées à Riyad, Doha et Abou Dhabi.
L'opération israélienne « Rugissement du Lion »
En représailles, l'armée israélienne a annoncé avoir lancé l'opération « Rugissement du Lion », frappant « des centaines de cibles militaires » en Iran, notamment des lanceurs de missiles dans l'ouest du pays. Les forces israéliennes ont précisé que leur système de défense aérienne était activé pour intercepter les menaces venues d'Iran.
Un représentant anonyme de l'armée israélienne a déclaré : « Au moment où nous parlons, les avions de combat de l'armée de l'air israélienne continuent à frapper des objectifs militaires à travers l'Iran. Nous travaillons à apporter un changement plus important, qui, nous l'espérons, durera plusieurs années. » Des ordres de mobilisation ont été envoyés à 70 000 réservistes.
Victimes civiles et réactions internationales
Le bilan humain commence à s'alourdir. Vingt-quatre écolières ont été tuées par un missile israélien à Minab, dans le sud de l'Iran, selon l'agence Tasnim. À Abou Dhabi, un civil originaire d'un pays asiatique a péri suite à des débris de missiles iraniens interceptés.
La Russie a vivement condamné ces frappes, les qualifiant d'« agression préméditée » et d'« aventure dangereuse » qui menace la région de « catastrophe ». Le ministère russe des affaires étrangères a accusé les États-Unis et Israël de violer le droit international et de saper la stabilité régionale.
L'Union européenne, par la voix de Kaja Kallas, a souligné que les programmes balistiques et nucléaires iraniens « représentent une grave menace pour la sécurité mondiale ». L'UE évacue son personnel non essentiel de la région.
Fermetures d'espaces aériens et médiations
Les conséquences se font sentir sur le transport aérien. L'espace aérien israélien est fermé à tous les vols civils, tout comme celui de l'Iran, de l'Irak, du Qatar et du Koweït. De nombreuses compagnies aériennes, dont Air France, Lufthansa et British Airways, ont annulé leurs vols vers la région.
Face à cette crise, l'Indonésie a proposé sa médiation. Le président Prabowo Subianto s'est dit prêt à faciliter le dialogue entre Washington et Téhéran. Le Royaume-Uni, quant à lui, a appelé ses ressortissants à se mettre à l'abri tout en affirmant ne pas vouloir voir la situation « dégénérer en un conflit régional plus large ».
Menaces et perspectives
Le porte-parole de l'état-major iranien, le général Abolfazl Shekarchi, a averti : « Toute base apportant une assistance aux États-Unis et à Israël sera prise pour cible. Les forces armées de notre pays donneront assurément une grande leçon aux États-Unis et à Israël. »
Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a promis une réponse ferme, affirmant que l'Iran était « plus prêt que jamais à défendre notre pays ».
Cette escalade intervient alors que des négociations étaient en cours entre l'Iran et les États-Unis, compliquant davantage la recherche d'une issue diplomatique à cette crise majeure.



