À Tel-Aviv, des centaines de militants israéliens réclament la paix
Centaines de militants israéliens réclament la paix à Tel-Aviv

Réunis à Tel-Aviv lors d’un sommet pour la paix, des centaines de militants israéliens réclament une solution politique au conflit israélo-palestinien dans un climat politique tendu. « La paix est devenue un gros mot » en Israël, estime un participant du Sommet populaire pour la paix, qui s’est tenu à Tel-Aviv, ponctué par des chants pacifistes en hébreu et en arabe.

Un cessez-le-feu fragile et une mobilisation persistante

Six mois après un cessez-le-feu fragile entre Israël et le mouvement Hamas à Gaza, des centaines de personnes ont assisté jeudi à la troisième édition de cet événement, organisé par la coalition « It’s Time » (il est temps). Ce groupe comprend plus de 80 organisations qui réclament une fin du conflit israélo-palestinien grâce à un accord politique garantissant aux deux peuples le droit à l’autodétermination et à une vie en sécurité.

Un contexte politique difficile pour les militants de gauche

Alors que le pays, dirigé par l’une des coalitions les plus à droite de son histoire, s’est engagé militairement sur plusieurs fronts ces dernières années, des participants reconnaissent que l’action militante de gauche est devenue très difficile. À l’approche des élections législatives d’octobre, la célèbre chanteuse israélienne Noa décrit « une guerre à l’intérieur d’Israël ». « Nous nous battons pour que ce soit une démocratie libérale […] Avant les élections, la situation ne va qu’empirer », prédit cette figure de proue du mouvement pour la paix.

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Absence des Palestiniens et présence de la minorité arabe

Les militants pacifistes palestiniens de la Cisjordanie occupée et de la bande de Gaza n’ont pas pu se joindre à l’événement, faute d’avoir obtenu les autorisations nécessaires mises en place depuis les attaques sans précédent du Hamas du 7 octobre 2023 qui ont déclenché la guerre à Gaza. L’événement a toutefois attiré plusieurs dizaines de membres de mouvements de jeunesse, ainsi que des citoyens issus de la minorité arabe d’Israël.

Un appel à l’unité et au changement

« Si nous ne parvenons pas à unir tous les mouvements pacifistes, la situation deviendra difficile dans ce pays. Nous essayons d’exercer une influence au sein du gouvernement », explique Tahani Abd al-Halim, militante et enseignante originaire de la ville arabe de Kafr Manda, dans le nord d’Israël. « Il faut un changement. Deux peuples doivent vivre ensemble. Et le gouvernement ne doit pas représenter uniquement le peuple juif, mais aussi le peuple arabe », ajoute-t-elle.

Une couverture médiatique minimale et des espoirs pour l’avenir

La couverture médiatique de la conférence a été minimale, reflétant la grande marginalisation du camp de la paix dans le débat national. Une poignée de députés de gauche et de députés arabes étaient présents, parmi lesquels Ofer Cassif, du parti d’extrême gauche Hadash. Son ambition est de « forger un avenir meilleur pour les deux peuples de ce pays ». « Je crois qu’à terme, nous l’emporterons. La question est de savoir quand », commente Ofer Cassif.

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