Le journal « Libération » a publié, ce mardi 12 mai, à l'occasion de l'ouverture du Festival de Cannes, une tribune qui devrait faire grand bruit dans les allées du festival. Ce texte, signé par 600 professionnels du cinéma, dénonce « l'emprise grandissante de l'extrême droite » sur le cinéma français, via le milliardaire Vincent Bolloré, actionnaire de référence du groupe Canal+, l'un des principaux financeurs du septième art en France.
Des signataires de renom
Parmi les signataires, on retrouve des figures emblématiques du cinéma français comme les acteurs Swann Arlaud, Juliette Binoche, Damien Bonnard ou encore Adèle Haenel. Ils estiment que « derrière son costume d'homme d'affaires, le milliardaire ne cache pas qu'il mène un ''projet civilisationnel'', réactionnaire d'extrême droite, à travers ses chaînes de télévision comme CNews et ses maisons d'édition ». Les professionnels du cinéma affirment ne pas vouloir « rester spectateurs » de cette évolution.
Une prise de position forte
Cette tribune intervient alors que le Festival de Cannes s'ouvre, attirant l'attention sur les liens entre le financement du cinéma et les orientations politiques des grands groupes médiatiques. Les signataires appellent à une prise de conscience collective face à ce qu'ils considèrent comme une menace pour la diversité et l'indépendance du cinéma français.
Le texte souligne que Vincent Bolloré, via ses multiples participations dans les médias et l'édition, exerce une influence croissante sur la production et la diffusion des œuvres cinématographiques. Cette situation, selon les signataires, risque de favoriser des contenus alignés sur une idéologie d'extrême droite, au détriment de la liberté de création.
La tribune a déjà suscité de nombreuses réactions dans le milieu du cinéma et au-delà, certains saluant le courage des signataires, d'autres critiquant une prise de position qu'ils jugent trop politique. Le débat promet de se poursuivre tout au long du festival.



